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FRANCE

La police française récupère "près de 3,5 tonnes d'armes" d'ETA

© Daniel Velez, AFP | Deux membres masqués de l'ETA montrant un drapeau du groupe séparatiste le 22 avril 2000.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 08/04/2017

L'organisation séparatiste basque ETA a remis, samedi, à la police française une liste de plusieurs caches d'armes et d'explosifs, qui constitueraient ce qu'il reste de son arsenal. Une opération de police est en cours pour les localiser.

Une liste de 8 caches d'armes situées dans le département des Pyrénées-Atlantiques, dans le Sud-Ouest de la France, a été fournie, samedi 8 avril, par l'organisation séparatiste basque espagnole ETA aux autorités françaises.

"Nos forces de l'ordre et de sécurité procèdent depuis 09h00 ce matin à la recherche et à la localisation précise des huit sites concernés", a déclaré le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl lors d'une prise de parole place Beauvau, précisant que les armes étaient sécurisées "en temps réel". "Près de 3,5 tonnes d'armes, expolosifs et matériels" ont été trouvés par la police, a annoncé Bernard Cazeneuve après l'opération.

La remise a été effectuée par l'intermédiaire d'"artisans de la paix" de la Commission internationale de vérification (CIV), une structure indépendante, a indiqué son porte-parole, le Srilankais Ram Manikkalingam, professeur en sciences politiques à l'Université d'Amsterdam, aux Pays-Bas. "Cette étape de neutralisation d'un arsenal d'armes et d'explosifs est un grand pas", un "jour incontestablement important", a réagi samedi le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl.

Ces caches d'armes et d'explosifs constitueraient ce qu'il reste de l'arsenal de l'ETA. D'après des experts de la lutte antiterroriste, l'arsenal comprendrait environ 130 armes de poing et deux tonnes d'explosifs, pour l'essentiel volées en France. Selon ces experts, l'ETA est "à l'agonie et le mouvement clandestin compterait tout au plus encore une trentaine de membres". L’organisation séparatiste classée comme "organisation terroriste" par l'Union européenne (UE) avait annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi, dans un communiqué à la BBC, son "désarmement total" pour le samedi 8 avril.

Dans un communiqué commun, les gouvernements autonomes du Pays Basque espagnol (Euskadi) et de la Navarre, ainsi que la Communauté d'Agglomération Pays Basque français, présidée par un élu de centre-droit, Jean-René Etchegaray (UDI), ont expressément soutenu la démarche de la Commission internationale de vérification. Le gouvernement conservateur espagnol a exigé pour sa part que le groupe séparatiste basque "demande pardon" et annonce sa "dissolution définitive".

ETA (Euskadi Ta Askatasuna, Pays Basque et Liberté), née en 1959 dans la lutte contre le franquisme, a renoncé en octobre 2011 à la lutte armée, après 43 ans de violences au nom de l'indépendance du Pays basque et de la Navarre et 829 morts attribués à son mouvement clandestin. Jusqu’à présent, l'ETA refusait son désarmement et sa dissolution exigés par Madrid et Paris, réclamant une négociation sur ses membres détenus. Ces derniers sont au nombre de 360, une centaine purgeant des peines de plus de dix ans de prison.

Avec AFP
 

Première publication : 08/04/2017

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