Accéder au contenu principal

La marine américaine envoie des navires vers la péninsule coréenne

Le porte-avions USS Carl Vinson et son groupe aéronaval, lors d'un exercise avec la marine japonaise, le 28 mars 2017 au large des Philippines.
Le porte-avions USS Carl Vinson et son groupe aéronaval, lors d'un exercise avec la marine japonaise, le 28 mars 2017 au large des Philippines. MCS 3rd Class Matt Brown, Marine américaine, AFP

Les États-Unis ont envoyé un groupe aéronaval au large de la péninsule coréenne, une mesure prise en lien avec la menace nucléaire nord-coréenne, a indiqué la marine américaine samedi.

Publicité

Moins de quarante-huit heures après le bombardement d'une base militaire syrienne en représailles à une possible attaque chimique, les États-Unis ont déployé un porte-avions et sa flotte vers la péninsule coréenne, a annoncé samedi 8 avril le porte-parole du commandement américain dans le Pacifique.

"Le commandement américain dans le Pacifique a ordonné au groupe aéronaval déployé autour du porte-avions USS 'Carl Vinson' d'être à disposition et présent dans l'ouest du Pacifique, et ce, par mesure de précaution", a déclaré son porte-parole, le commandant Dave Benham. "La menace numéro un dans la région reste la Corée du Nord, en raison de son programme de missiles irresponsable, déstabilisateur et imprudent, et de la poursuite [de ses recherches] en vue de disposer d'armes nucléaires", a-t-il ajouté.

>> À lire sur France 24 : "Trump prêt à 'régler' seul le problème nord-coréen, sans l'aide de la Chine

"Nous avons le sentiment qu'une présence accrue est nécessaire", a confirmé un responsable américain, sous couvert d'anonymat, citant un comportement inquiétant de la part de Pyongyang.

Ce groupe comporte le porte-avions 'Carl Vinson', de la classe des porte-avions Nimitz, son escadron aérien, deux destroyers lanceurs de missiles et un croiseur lanceur de missiles. Alors qu'il devait initialement aller faire escale en Australie, il a pris la route du Pacifique Ouest depuis Singapour.

Rencontre Trump-Xi

Ce déploiement intervient alors que la Corée du Nord a testé la semaine dernière un missile de type Scud, qui n'a parcouru qu'une fraction de sa trajectoire avant de finir sa course en mer du Japon. Pyongyang a réalisé jusqu'à présent cinq tests nucléaires, dont deux en 2016, et les images satellites décortiquées par les experts suggèrent que le régime de Pyongyang serait en train de préparer un sixième essai.

Selon les services de renseignement américains, la Corée du Nord pourrait être à même de disposer d'un missile à tête nucléaire capable de frapper le sol américain d'ici à moins de deux ans.

Jeudi et vendredi, le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping ont longuement discuté à Mar-a-Lago, dans la résidence privée en Floride du nouvel hôte de la Maison Blanche, et Trump aurait demandé à son visiteur de faire pression sur Kim Jong-un pour que le dictateur nord-coréen cesse son programme d'armement nucléaire. Les deux hommes ont convenu que les avancées nucléaires de la Corée du Nord avaient atteint un "stade très sérieux".

Le président américain a cependant d'ores et déjà menacé le régime de Pyongyang d'une action unilatérale, et cette menace paraît encore plus crédible depuis la frappe ordonnée jeudi soir sur la base aérienne syrienne d'où auraient décollé les avions syriens supposés responsables de l'attaque chimique présumée contre le village de Khan Cheikhoun mardi.

>> À lire sur France 24 : "Frappes en Syrie : le Congrès applaudit, les partisans de Trump beaucoup moins"

Samedi, la Corée du Nord a d'ailleurs qualifié cette attaque américaine en Syrie "d'acte d'agression intolérable".

"La réalité d'aujourd'hui montre que nous devons exercer pouvoir contre pouvoir, et cela prouve plus d'un million de fois que notre décision de renforcer notre dissuasion nucléaire a été le bon choix", a ajouté un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, cité par l'agence officielle KCNA.

Selon plusieurs analystes, ces frappes américaines en Syrie constituaient en fait aussi un message clair à destination de Pyongyang.

Avec AFP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.