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Shoah : La France "n'est pas responsable" du Vél' d'Hiv, affirme Marine Le Pen

Marine Le Pen lors d'un discours à Ajaccio, le 8 avril 2017.
Marine Le Pen lors d'un discours à Ajaccio, le 8 avril 2017. Pascal Pochard-Casabianca, AFP

La présidente du Front national, invitée du "Grand Jury" RTL-LCI-Le Figaro, a déclaré dimanche que la France n'était "pas responsable" de la rafle du Vél' d'Hiv en juillet 1942 à Paris, au cours de laquelle plus de 13 000 juifs avaient été arrêtés.

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Jacques Chirac a reconnu la responsabilité de l'État français. Marine Le Pen, elle,  dédouane "la France". La présidente du Front national a estimé, dimanche 9 avril, que la France n'était "pas responsable" de la rafle du vélodrome d'Hiver survenue en juillet 1942 à Paris.

La candidate à la présidentielle était interrogée lors du "Grand Jury" RTL-LCI-Le Figaro sur la décision du président Jacques Chirac de reconnaître en juillet 1995 la responsabilité de la France dans cette rafle au cours de laquelle plus de 13 000 juifs ont été arrêtés, sous l'occupation allemande.

"Je pense que de manière générale, plus généralement d'ailleurs, s'il y a des responsables, c'est ceux qui étaient au pouvoir à l'époque, ce n'est pas LA France. Ce n'est pas LA France", a déclaré Marine Le Pen.

"D'aucuns avaient oublié que Marine Le Pen est la fille de Jean-Marie Le Pen", a réagi sur BFMTV Emmanuel Macron. "Il ne faut pas avoir de complaisance ou minimiser ce qu'est le Front national aujourd'hui dans notre pays. Donc c'est une faute grave, ce qu'elle a fait", a-t-il jugé. "Je pense que Jacques Chirac avait justement pris ses responsabilités et eu un geste courageux".

"En niant la responsabilité de l'État français sur le Vél' d'Hiv, Marine Le Pen rejoint son père sur le banc de l'indignité et du négationnisme", a réagi sur Twitter Christian Estrosi, président LR de la région Paca. "Hommage à Jacques Chirac, qui, le premier, avait eu le courage de reconnaître que l'État français avait, ce jour-là, commis l'irréparable", a-t-il ajouté.

Le Crif et l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) ont également réagi, dans des communiqués séparés, dénonçant "des propos révisionnistes". Pour l'UEJF, "cette déclaration de Marine Le Pen s'inscrit dans la lignée révisionniste du Front national". Et pour le président de l'organisation, la frontiste "souille la mémoire des victimes."

 

Avec AFP

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