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Dans la presse

"Présidentielle, partie à quatre"

Capture d'écran France 24

Au menu de cette revue de presse française du lundi 10 avril : le début de la campagne officielle pour la présidentielle à quinze jours du premier tour, un retour sur les meetings et les déclarations du week-end et le point sur la situation en Guyane.

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 À la une de la presse française ce matin : le début, aujourd’hui, de la campagne officielle pour la présidentielle. Les onze candidats n’ont désormais plus que deux semaines pour convaincre.
 
À 15 jours du premier tour, c’est «complètement flou», d’après 20 minutes, qui évoque «l’incertitude» sur l’issue du scrutin. Abstention, sondages fluctuants, vote utile... Tout serait encore possible, selon le journal, qui rappelle que c’est à partir d’aujourd’hui que le Conseil supérieur de l’audiovisuel impose l’égalité des temps de parole entre les candidats. «Maintenant, chaque seconde compte», annonce le Parisien. Désormais,  comme le prévoit la loi depuis l’an passé, on entendra autant Cheminade que Fillon, Asselineau autant que Hamon et Poutou autant que Macron, «à la seconde près», selon le CSA.
 
D’après les derniers sondages, Jean-Luc Mélenchon dépasse François Fillon dans les intentions de vote. Libération parle d’une «percée spectaculaire», d’une «lutte des places» entre le candidat de la France insoumise et celui de la droite. «Mélenchon, écrit Libé, récupère manifestement une partie de l’électorat de Benoît Hamon, des jeunes notamment, impressionnés par sa faconde lors des débats». Libé rappelle néanmoins qu’«il y a cinq ans, [le candidat] avait connu une envolée du même ordre avant de retomber lourdement dans la dernière ligne droite». «Il paraît si clivant que son socle de voix n’est guère extensible», prévient le journal, tandis que Le Parisien se demande «jusqu’où» ira Mélenchon. Le journal estime que son meeting, hier, à Marseille, auquel près de 70 000 personnes auraient assisté selon ses partisans, «a confirmé sa popularité grandissante». D’après L’Humanité, Jean-Luc Mélenchon a prononcé hier une «ode à la paix», un hommage au «cortège des réfugiés noyés en Méditerranée, aux morts qui jalonnent les guerres sur ses rives, et aux peuples au développement entravé». Les Échos évoquent, eux, «un credo diplomatique controversé», qui a ciblé, entre autres, Donald Trump, décrit comme un «fou raciste et sexiste devenu d’un coup le chevalier blanc d’une cause pourrie», après sa décision de lancer des frappes contre le régime syrien.
 
François Fillon, lui, a mobilisé ses troupes à Paris. Le Figaro annonce que le candidat a maintenant «15 jours pour forcer le destin» et estime que le candidat des Républicains a «exalté la fierté française» contre Emmanuel Macron et Marine Le Pen lors d'un meeting auquel 25 000 personnes auraient assisté. Le journal présente le rassemblement comme «une démonstration de force et d’unité» - l’unité étant peut-être un grand mot, à en croire le dessin de Willem pour Libération, qui montre Nicolas Sarkozy s’affairant assez peu pour soutenir son ex-collaborateur. «J’ai envoyé Hortefeux pour te soutenir». «Merci, c’est énorme, on sent que le vent a tourné», remercie le candidat, tenu à bout de bras par l’ami de l’ancien président. D’après L’Opinion, François Fillon aurait choisi de «concentrer ses tirs» sur le candidat d’En Marche! «J’ai vu qu’Emmanuel Macron se présentait comme le candidat de l’alternance profonde ? Voilà bien une pensée de sous-marin», a lancé Fillon, en intensifiant ses attaques contre celui qu’il appelle «Emmanuel Hollande».
 
Emmanuel Macron, dont les sondages annoncent toujours un duel avec Marine Le Pen au second tour. Les Échos rapportent qu’il a détaillé hier dans le JDD la feuille de route de ses premiers jours à l’Élysée. S’il est élu, il entend notamment introduire dès l’été prochain «un projet de loi pour simplifier le droit du travail», en donnant «plus de place aux accords  d’entreprise ou de branche », et encadrer les décisions des prud’hommes», dont le rôle est d’arbitrer les litiges entre employés et employeurs - le tout par ordonnances, «pour procéder de manière rapide et efficace», selon lui.
 
Quant à Marine Le Pen, elle a affirmé, hier également, que la France n’était pas responsable de la rafle du Vel d’hiv de 1942, au cours de laquelle 13 000 juifs avaient été arrêtés et déportés. Une déclaration qui a suscité l’indignation, selon Libération, qui évoque une fin de campagne marquée par les affaires et des sondages en baisse, et cite notamment la réaction de la sénatrice écologiste Esther Benbassa: «Papa, l’homme du détail, doit être content».
 
Un mot, pour terminer, de la situation en Guyane, où les leaders du mouvement social veulent durcir leur action. L’annonce a été faite hier par le collectif «Pou Lagwyiann dékolé» devant 2 000 personnes rassemblées à Cayenne, selon France Guyane, qui rapporte que le mouvement veut un «blocage total» du département à partir d’aujourd’hui, pour obliger le gouvernement à attribuer une enveloppe de 3 milliards d’euros à la Guyane, plutôt que le milliard promis. D’après Le Parisien, l’annonce de cette nouvelle journée de paralysie ne ferait toutefois pas «l’unanimité», une «minorité» des habitants souhaitant à présent la levée des barrages, au nom de la liberté de circuler et de la reprise de l’activité économique.
 
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