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Famine en Afrique et au Yémen : l'ONU alerte sur un nombre de morts "massif"

Une femme se trouve dans un camp de Kaxda, en périphérie de Mogadiscio, la capitale somalienne, le 9 avril 2017.
Une femme se trouve dans un camp de Kaxda, en périphérie de Mogadiscio, la capitale somalienne, le 9 avril 2017. Mohamed Abdiwahab, AFP

L’ONU a mis en garde, mardi, contre le risque d'un nombre de morts "massif", en raison de la famine qui sévit dans la Corne de l’Afrique, au Nigeria et au Yémen.

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La famine, qui sévit dans la Corne de l’Afrique, au Nigeria et au Yémen, risque de provoquer un nombre de morts "massif", a alerté, mardi 11 avril, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

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L'ONU lance "cet avertissement [...] à la lumière des sécheresses qui affectent également de nombreux pays voisins (de la Corne de l'Afrique et du Nigeria, NDLR) et de la pénurie de financement, devenue si grave qu'une crise humanitaire, qui aurait pu être évitée, […] est en train de devenir inévitable", a déclaré un porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d'un point de presse à Genève.

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Sécheresse et violences

"Nous assistons d'ores et déjà à une augmentation des déplacements (de populations)", a ajouté Adrian Edwards. Il n'exclut pas que cette crise soit pire que celle de 2011, lors de laquelle 260 000 personnes étaient mortes.

La situation actuelle est le résultat d'une conjugaison de facteurs. La Somalie, le Soudan du Sud, le Nigeria et le Yémen sont touchés par une grave sécheresse mais ils sont également en proie à des violences ou conflits armés.

Les Nations unies réclament à la communauté internationale 4,4 milliards de dollars d'ici juillet pour acheminer de l'aide dans ces quatre pays où plus de 20 millions de gens sont confrontés à la faim ou à la famine. L'ONU n'a reçu pour l'instant que 21 % de ces fonds, soit 984 millions de dollars, a déploré le porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l'ONU, Jens Laerke.

Avec AFP et Reuters
 

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