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GUINÉE

Alpha Condé à France 24 : "Nous ne pourrons vaincre le terrorisme par les armes"

Le président Alpha Condé lors de l'entretien à France 24, le 13 avril 2017.
Le président Alpha Condé lors de l'entretien à France 24, le 13 avril 2017. Capture d'écran France 24
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Vidéo par : Jean-Karim FALL
3 min

Le président guinéen, Alpha Condé, en visite d'État dans l'Hexagone, s'est exprimé sur le bilan de la politique de François Hollande en Afrique, la situation sécuritaire sur le continent, et la CPI lors d'une interview accordée à France 24.

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En visite d'État en France, le président guinéen Alpha Condé, également élu fin janvier à la tête de l'Union africaine (UA), a accordé un entretien à France 24. Il est revenu sur le bilan de la politique de François Hollande sur le continent, le terrorisme et la situation sécuritaire en Afrique de l'Ouest, et la stratégie de retrait collectif de l'UA de la Cour pénale internationale.

• Politique française

"Ami" de son homologue François Hollande, il a déclaré que le refus de ce dernier de concourir à la présidentielle est un "gâchis". "Il aurait eu aujourd'hui un boulevard devant lui. Il méritait mieux, et les Français le regretteront", soutient Alpha Condé, qui évoque trois grandes réussites du président sortant en Afrique : "Il a fait l'essentiel en intervenant au Mali, ce qui nous a évité la catastrophe, bien que c'était une honte, qu'après 40 ans, nous n'ayons pas été en mesure de résoudre nos problèmes nous-mêmes. Ensuite il nous a accompagnés pendant ebola, et surtout il a été l'achitecte de la COP 21 pour le financement de l'énergie en Afrique."

>> À voir : En terres d'Ebola, la vie après l'épidémie

La nouvelle classe politique française devra voir en l'Afrique un "partenaire stratégique prioritaire", continue le président, évoquant le "problème de l'émigration", qui ne peut être réduit qu'au prix du développement du continent, "un grand marché et une usine".

• Terrorisme

Pour Alpha Condé, "tous les pays d'Afrique de l'Ouest sont menacés" par le terrorisme, spécifiant que le "problème déborde maintenant les Touaregs", à l'image du nouveau Front de libération du Macina, qui se réclame de la communauté peule du Mali. S'avouant "inquiet" de la situation, il se dit convaincu que "nous ne pourrons pas vaincre le terrorisme par les armes. C’est en vainquant la pauvreté et en ayant une juste répartition des flux de développement surtout vers les populations de pays vulnérables (...) que nous pourrons vaincre le terrorisme".

"Nous ne voulons plus qu’on nous envoie des troupes. Nous voulons qu’on finance l’UA, et qu'on mette des moyens à disposition pour la lutte contre le terrorisme. Nous ne voulons plus que des Français meurent en Afrique", a ajouté Alpha Condé.

 

• Cour pénale internationale

Alors que l'UA a adopté une "stratégie de retrait collectif" de la Cour pénale internationale (CPI), celui qui en assure la présidence tournante depuis fin janvier réitère que "nous voulons une cour internationale de justice africaine pour lutter contre l'impunité et juger les crimes contre les peuples africains".

>> À lire : le retrait de l'Afrique du Sud de la CPI jugé inconstitutionnel à Pretoria

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