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Selon Ayrault, Assad ment "à 100 %" quand il conteste l'attaque chimique en Syrie

Le ministre des Affaires étrangères français Jean-Marc Ayrault lors d'une conférence de presse avec son homologue chinois à Pékin, le 14 avril 2017.
Le ministre des Affaires étrangères français Jean-Marc Ayrault lors d'une conférence de presse avec son homologue chinois à Pékin, le 14 avril 2017. Fred Dufour, AFP

Le président syrien Bachar al-Assad, en jugeant que l'attaque chimique présumée dont il est accusé était une "histoire fabriquée", a fait preuve de "100 % de mensonges", a déclaré vendredi Jean-Marc Ayrault.

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Les propos tenus jeudi par le président syrien Bachar al-Assad, qui nie l'attaque chimique imputée aux forces gouvernementales syriennes, sont un mensonge, a déclaré vendredi 14 avril le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault.

"J'ai pris connaissance de cette interview avec une profonde tristesse et une grande consternation (...) Ce que j'ai entendu, c'est 100 % de mensonge et de propagande. C'est 100 % de cruauté et de cynisme", a-t-il indiqué lors d'une visite officielle à Pékin. "La réalité, c'est plus de 300 000 morts, c'est 11 millions de personnes déplacées ou réfugiées (...) c'est un pays détruit. C'est ça la réalité. Ce n'est pas un fantasme", a-t-il martelé.

>> À lire aussi : Bachar al-Assad affirme que l'attaque chimique est "une fabrication à 100 %"

"Un cessez-le-feu"

Dans un entretien diffusé jeudi, Bachar al-Assad avait accusé les Occidentaux d'avoir "monté toute l'histoire" de l'attaque chimique contre la ville rebelle syrienne de Khan Cheikhoun afin de préparer, selon lui, le terrain à des frappes américaines contre son armée. Le président syrien a démenti toute implication, assurant "qu'aucun ordre n'avait été donné" et que le régime de Damas "ne possède pas d'armes chimiques". Ce que réfutent aussi bien les Européens que les États-Unis, qui ont qualifié l'attaque contre Khan Cheikhoun de "crime de guerre".

"Il faut un cessez-le-feu réel, qui cantonne les forces aériennes et militaires syriennes, garanti par la communauté internationale", a estimé vendredi Jean-Marc Ayrault, à l'issue d'une entrevue avec son homologue chinois Wang Yi. Il a ainsi appelé à "la reprise d'un processus politique, d'une négociation politique pour une transition dans le cadre de la résolution 2 254 des Nations Unies".

La Russie a posé mercredi son veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité qui exigeait des autorités syriennes des détails sur leurs activités militaires le jour de l'attaque. En revanche, la Chine, qui s'était précédemment opposée à plusieurs projets de résolution proposant des sanctions contre Damas, s'est cette fois-ci abstenue. Jean-Marc Ayrault a tenu à la remercier pour "sa position indépendante et sage".

"Nous allons travailler ensemble avec la France pour (...) réaliser un cessez-le-feu véritable et réaliser une réconciliation effective", a déclaré Wang Yi vendredi, lors de la brève conférence de presse à laquelle il est arrivé main dans la main avec son homologue français. Concernant l'attaque chimique, Pékin continue de plaider pour que soit "menée au plus tôt une enquête indépendante, équitable et professionnelle pour tirer au clair cette affaire", a ajouté le ministre chinois.

Avec AFP et Reuters

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