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Évacuation de plusieurs villes syriennes assiégées

Plus de 30 000 personnes doivent être évacuées de quatre villes syriennes assiégées, en vertu d'un accord conclu en mars.
Plus de 30 000 personnes doivent être évacuées de quatre villes syriennes assiégées, en vertu d'un accord conclu en mars. Omar Haj Kadour, AFP

L'évacuation d’au moins trois villes syriennes assiégées, une par le régime et deux par les insurgés, était en cours vendredi, en vertu d'un accord, concernant quatre villes, parrainé par le Qatar et l'Iran.

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Civils et combattants syriens ont commencé à être évacués de trois villes assiégées par les rebelles et les forces gouvernementales, vendredi 14 avril. Plus de 30 000 personnes sont censées être évacuées en vertu d'un accord conclu en mars et parrainé par le Qatar, soutien des rebelles, et l'Iran, allié du régime, et qui inclut un échange de prisonniers entre rebelles et forces gouvernementales. Selon une source rebelle, "la mise en œuvre de l'accord a commencé ce [vendredi] matin". Ce que l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a confirmé pour trois villes concernées.

>> À voir : en Syrie, des centaines de rebelles à nouveau évacués de Homs

Présent à Rachidine, une ville à l'est d'Alep tenue par l'opposition, un correspondant de l'AFP a rapporté l'arrivée de près de 75 bus en provenance de Foua et Kafraya, deux localités aux mains du régime assiégées par les rebelles dans la province d'Idleb (nord-ouest). Un grand nombre de femmes, d'enfants et de personnes âgées étaient à bord de ces bus escortés par des combattants, notamment de l'ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie, rebaptisée Fateh al-Cham.

Parallèlement, des bus ont quitté Madaya, une des deux enclaves rebelles assiégées par les forces du régime et des combattants progouvernementaux, notamment le Hezbollah libanais, dans la province de Damas. "Nous venons de démarrer, nous sommes 2 200 personnes à bord de 65 bus", a témoigné Amjad al-Maleh, un habitant de la ville de Madaya à bord d'un des véhicules. "La plupart des passagers sont des femmes et des enfants qui avaient commencé à se rassembler jeudi soir et ont passé la nuit dans le froid en attendant que les bus démarrent."

À Zabadani, également assiégée par des forces pro-Damas, l'évacuation a été repoussée apparemment de quelques heures, précise l'OSDH, sans donner de précisions sur les motivations de ce report.

Application de l'accord retardée

En vertu de l'accord, les 16 000 habitants de Foua et Kafraya doivent se rendre à Alep, à Damas ou dans la province de Lattaquié (ouest). Les civils habitant à Madaya et Zabadani sont autorisés à y rester s'ils le souhaitent. Ceux qui décideront de partir avec les combattants devront se rendre dans les zones rebelles de la province d'Idleb. 

L'application de l'accord avait été retardée en raison d'objections des deux camps et des tensions résultant d'une attaque chimique présumée sur la ville rebelle de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb, la semaine dernière. Depuis le début du conflit syrien en 2011, plusieurs opérations d'évacuation ont été organisées notamment pour des bastions insurgés asphyxiés par un long siège, le régime misant sur ce qu'il appelle des accords de "réconciliation locale" pour faire plier les rebelles.

D'après un premier accord conclu en septembre 2015 sous le parrainage de l'ONU, toute évacuation à Madaya et Zabadani doit se faire simultanément avec une opération similaire à Foua et Kafraya.

Avec Reuters et AFP

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