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Les Turcs aux urnes pour un vote crucial sur le renforcement des pouvoirs d'Erdogan

Les Turcs sont appelés dimanche 16 avril 2017 à choisir entre le "oui" (Evet) et le "non" (Hayir) à la révision constitutionnelle qui renforcerait les pouvoirs du président.
Les Turcs sont appelés dimanche 16 avril 2017 à choisir entre le "oui" (Evet) et le "non" (Hayir) à la révision constitutionnelle qui renforcerait les pouvoirs du président. Ozan Kose, AFP

Les électeurs turcs choisissent dimanche s’ils acceptent ou non la révision constitutionnelle qui permet un renforcement considérable des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan.

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C’est un référendum qui pourrait bouleverser le visage de la Turquie. Dimanche 16 avril, 55,3 millions de Turcs sont appelés aux urnes pour se prononcer pour ou contre une révision constitutionnelle, qui permettrait un renforcement considérable des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan.

>> À voir sur France 24 : "Focus - 'Référendum en Turquie : qui dira 'non' à Erdogan ?' "

Les premiers bureaux de vote ont ouvert dimanche matin à 7 heures (6 heures, heure de France) dans l’est de la Turquie, puis une heure plus tard dans le reste du pays.

Un référendum sous haute sécurité en Turquie

La révision constitutionnelle prévoit notamment la suppression du poste de Premier ministre au profit d'un hyperprésident qui concentrera entre ses mains de vastes prérogatives.

Dérive autoritaire

Neuf mois après le putsch manqué de juillet 2016, le gouvernement présente cette réforme comme indispensable pour assurer la stabilité du pays et lui permettre d'affronter les défis sécuritaires et économiques. Mais l'opposition dénonce la dérive autoritaire d'un homme qu'elle accuse de chercher à museler toute voix critique

>> À lire et à voir sur France 24 : "Turquie, la grande purge, 4 destins bouleversés par l'état d'urgence"

Si le texte est approuvé, "il enclencherait la restructuration la plus drastique des qutre-vingt-quatorze ans d'histoire de la politique turque et de son système de gouvernance", selon un rapport signé par Sinan Ekim et Kemal Kirisci, du think-tank Brookings Institution.

La Turquie est par ailleurs sous état d'urgence depuis le putsch manqué. Quelque 47 000 personnes ont été arrêtées et plus de 100 000 limogées ou suspendues.

Les principales incertitudes pour Recep Tayyip Erdogan résident dans le vote des Kurdes, un cinquième de la population, et celui du camp de la droite nationaliste, dont le chef, Devlet Bahçeli, soutient la révision constitutionnelle, mais dont la base est divisée.

Avec AFP

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