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L’arrestation de Julian Assange est une "priorité" pour Washington

Julian Assange lors d'une conférence de presse vidéo le 4 octobre 2016 à Berlin.
Julian Assange lors d'une conférence de presse vidéo le 4 octobre 2016 à Berlin. Steffi Loos, AFP

Le ministre de la Justice américain, Jeff Sessions, a déclaré jeudi que l’arrestation du fondateur du site WikiLeaks, à l’origine de nombreuses fuites, était une "priorité" pour l'administration Trump.

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L'arrestation du fondateur de WikiLeaks Julian Assange est une "priorité" pour l'administration Trump, qui tente de lutter contre la divulgation d'informations sensibles, a assuré jeudi 20 avril le ministre américain de la Justice, Jeff Sessions.

"Nous allons intensifier nos efforts et nous avons redoublé d'efforts en ce qui concerne les fuites", a déclaré Jeff Sessions en conférence de presse. "C'est une affaire qui dépasse tout ce que je connais", a-t-il ajouté, parlant du nombre élevé de fuites. "Nous avons des professionnels qui sont dans la sécurité aux États-Unis depuis des années, et qui sont choqués par le nombre de fuites, dont certaines très sérieuses", a-t-il encore déclaré. "Nous allons chercher à mettre certaines personnes en prison."

>> À voir sur France 24 : "Le Débat - 'Comment le site Wikileaks obtient-il ses informations ?' "

Selon le Washington Post, des procureurs ont rédigé ces dernières semaines une note sur les accusations contre Julian Assange et contre des membres de Wikileaks, qui pourraient inclure le complot, le vol de biens de l'État et la violation de la loi fédérale de l'Espionage Act.

WikiLeaks, un "service de renseignement hostile"

Julian Assange, 45 ans, est réfugié à l'ambassade équatorienne à Londres depuis 2012, dans l'espoir d'échapper à un mandat d'arrêt européen pour un viol présumé en Suède qu'il nie. Il craint d'être extradé aux États-Unis, où il risque de lourdes peines pour la publication en 2010 de documents confidentiels, notamment sur les guerres en Irak et en Afghanistan.

Son cas est revenu sous la lumière des projecteurs avec les accusations des agences américaines de renseignement contre la Russie, selon lesquelles Moscou aurait interféré dans la présidentielle américaine au profit de Donald Trump en diffusant notamment sur WikiLeaks des documents discréditant Hillary Clinton. La Russie nie catégoriquement toute ingérence.

La semaine dernière, le nouveau directeur de la CIA, Mike Pompeo, s'est livré à une violente charge contre WikiLeaks qu'il a qualifié de "service de renseignement hostile", estimant que l'organisation représentait une menace pour les démocraties et faisait le jeu des dictateurs. La veille de cette attaque, Julian Assange avait assuré que son organisation agissait avec la même mission que les journaux les plus respectés : "offrir au public un contenu ayant un intérêt médiatique".

Avec AFP

 

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