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Venezuela : l'opposition continue de défier Maduro dans les rues de Caracas

Des heurts ont eu lieu entre les manifestants et la police à Caracas, le 20 avril 2017.
Des heurts ont eu lieu entre les manifestants et la police à Caracas, le 20 avril 2017. Juan Barreto, AFP

Le Venezuela, où de violentes manifestations se poursuivent contre le président Nicolas Maduro depuis trois semaines, sur fond de crise politico-économique aiguë, s'apprête à vivre samedi une nouvelle journée de mobilisation.

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Le Venezuela s'enfonce dans la crise politico-économique. Le pays s'apprête à vivre une nouvelle journée très tendue de manifestations anti-Maduro samedi 22 avril, alors qu’on dénombre déjà 20 morts et des centaines d'arrestations depuis le début de la vague de protestations démarrée début avril contre le président chaviste.

Déterminée à poursuivre la mobilisation jusqu'à la tenue d'élections anticipées, l'opposition a convoqué à la mi-journée une "marche du silence" vers les sièges de l'épiscopat vénézuélien dans tout le pays.

"Blocage national"

Il s'agira d'un test pour le pouvoir du président Nicolas Maduro, après des jours d'affrontements entre policiers et militaires, déployés en nombre. En trois semaines, 20 personnes ont été tuées, selon les autorités, dont une douzaine rien que dans la nuit de jeudi à vendredi aux cours d'émeutes, pillages et blocages de routes dans des quartiers populaires de Caracas. Plus de 600 autres ont été arrêtées, selon l'ONG Foro Penal. Après les défilés de samedi, un "blocage national" des routes est prévu lundi.

>> À lire : "Il y a une dégradation accélérée des mécanismes démocratiques" au Venezuela

Les antichavistes (du nom du défunt président Hugo Chavez, 1999-2013) sont engagés dans un bras de fer avec le gouvernement et multiplient les mobilisations. "Le peuple ne se fatigue jamais. Il n'a plus peur et va conquérir sa liberté", a promis vendredi soir sur "CNN en español" le président du Parlement, contrôlé par l'opposition, Julio Borges.

Dans ce pays pétrolier qui a sombré économiquement avec la chute des cours du brut, opposition et gouvernement s'accusent mutuellement de fomenter la violence. Jorge Rodriguez, le maire d'un district de Caracas, a notamment qualifié les dirigeants de l'opposition de "bêtes assoiffées de sang", en assurant qu'ils "voulaient brûler vifs" des enfants.

"Coup d'état terroriste"

Si, jusqu'à présent, l'opposition n'a pas atteint son objectif principal - des élections anticipées -, elle a toutefois retrouvé une image d'unité, un soutien populaire et des alliés à l'étranger. Le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), Luis Almagro, a dénoncé vendredi la "lâcheté" du gouvernement du président Maduro.

Onze pays latino-américains et les États-Unis ont plaidé pour le respect du droit à manifester de manière pacifique et pour des élections permettant de sortir de la crise. Jeudi, l'Union européenne (UE) a condamné la violence.

Nicolas Maduro, qui dénonce un "coup d'État terroriste" fomenté selon lui par l’administration américaine – une accusation rejetée par Washington – a renforcé ces derniers jours la présence policière et de l'armée qui lui a apporté son soutien "inconditionnel".

Avec AFP

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