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Lafarge et les groupes armés en Syrie : le PDG annonce sa démission

Eric Olsen, le PDG de LafargeHolcim, a annoncé son départ
Eric Olsen, le PDG de LafargeHolcim, a annoncé son départ Eric Piermont, AFP

Eric Olsen, le PDG de LafargeHolcim, a annoncé, lundi, qu'il quittera ses fonctions le 15 juillet. Il paie ainsi le prix du scandale impliquant le groupe dans une affaire de financement indirect des groupes armés en Syrie.

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"Ma décision est guidée par la conviction qu'elle contribuera à apaiser les fortes tensions qui sont récemment apparues autour de la question de la Syrie". C'est ainsi qu'Eric Olsen a annoncé, lundi 24 avril, sa démission du poste de PDG du groupe  LafargeHolcim.

Ce départ, prévu pour le 15 juillet 2017, constitue le point d'orgue d'un scandale impliquant le cimentier français dans une affaire de financement indirect de groupes armés en Syrie, entre 2013 et 2014. Le quotidien Le Monde, puis France 24, avaient décrit, dès juin 2016, les petits arrangements que les responsables de l'usine de Jalabiya (à 90 km de Raqqa) ont pris, notamment avec le mouvement terroriste État islamique (EI), pour maintenir l'activité de ce site.

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Plaintes contre Lafarge

Ces révélations avaient poussé l'ONG Sherpa à déposer une plainte pour "financement du terrorisme" contre Lafarge en novembre 2016. Le ministère français de l'Économie avait, à son tour en janvier 2017, porté plainte pour une possible infraction à l'interdiction d'acheter du pétrole en Syrie. Le groupe avait reconnu en mars 2017 avoir conclu des accords pour maintenir l'activité de sa cimenterie dans la région malgré les troubles dans la zone.

Si Eric Olsen démissionne, il récuse toute responsabilité personnelle dans le scandale. "Bien que je n'aie été en aucune manière impliqué, ni même informé d'actes répréhensibles, je pense que mon départ contribuera à ramener de la sérénité à une société", a précisé le patron franco-américain de LafargeHolcim. Il reprend les conclusion d'une enquête interne du cimentier qui avait estimé que le PDG ne pouvait pas être tenu pour responsable et ne pouvait pas non plus être considéré comme informé des actes litigieux révélés par l'enquête du Monde.

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