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Le PS repousse "le temps de l'explication" pour faire campagne contre le FN

Le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, devant la presse, lundi 24 avril.
Le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, devant la presse, lundi 24 avril. Bertrand Guay, AFP

Au lendemain de la défaite cuisante de Benoît Hamon, le bureau national du PS a appelé unanimement à voter pour Emmanuel Macron pour faire barrage au FN, remettant à plus tard "le temps de l'explication".

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"Le temps de l'explication n'est pas venu. Aujourd'hui, il faut se situer dans le temps de l'action." Depuis le siège du Parti socialiste rue de Solférino, le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a posé lundi 24 avril comme priorité l’élimination de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. "Le 7 mai, je voterai, nous voterons pour Emmanuel Macron. Je le ferai sans hésiter, sans détour, sans condition, comme nous l'avions fait contre Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen", a déclaré le Premier secrétaire à la sortie du bureau national du PS, qui venait de décider "à l’unanimité" d’appeler à voter pour Emmanuel Macron.

"Il ne s’agit pas simplement d’un appel solennel", a d’emblée souligné Jean-Christophe Cambadélis, en ajoutant : "Il nous revient de porter ce message sur le terrain". "Pour faire triompher la République", le PS entend donc faire campagne contre le Front national dans les deux semaines qui viennent. Comment ? Un tract va être publié "à 4 millions d’exemplaires", "des centaines de milliers" d’affiches seront également placardées partout en France. Mais ce n’est pas tout : "Des milliers de porte à porte et des centaines de réunions seront organisées par nos élus et militants tout au long des deux prochaines semaines", a indiqué le chef de file des socialistes.

"À chaque jour suffit sa peine"

L’avenir du PS, plus divisé que jamais alors que certains socialistes ont cédé aux sirènes macronistes, et les législatives de juin ? Au lendemain de la défaite avec un score historiquement bas du candidat socialiste à la présidentielle, Jean-Christophe Cambadélis a relégué ces questions à l’après-second tour. "D'autres échéances viendront. Nous refusons de les évoquer à présent, tant que ne sera pas écarté le danger imminent", a justifié le Premier secrétaire.

Faire battre Marine Le Pen comme seule ligne d’horizon. Dans les couloirs de Solférino lundi, les quelques membres du bureau national du PS qui acceptaient de répondre aux questions de journalistes n’ont pas dévié de cette ligne officielle. "On n’est pas encore aux législatives. La priorité, c’est le second tour de la présidentielle. Une étape à la fois", a ainsi déclaré Stéphane Le Foll, par ailleurs ministre et porte-parole du gouvernement. "Il faut hiérarchiser les priorités. Qu’est-ce que vous auriez dit si on était sorti du bureau en parlant de nos états d’âme et de tambouille interne ?", a fait valoir, de son côté, Jérôme Guedj, porte-parole de Benoît Hamon. "Je le dis avec solennité : rien n’est fait et le PS va s’honorer à mener cette bataille", a ajouté le conseiller départemental de l'Essonne, avant de souligner qu’un bulletin de vote Macron ne signifiait pas pour autant un chèque en blanc pour le leader d’En Marche !

"À chaque jour suffit sa peine", résumait pour sa part la sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann, en ne cachant pas avoir été "effarée" de voir dimanche soir Emmanuel Macron se comporter comme s’il croyait avoir déjà gagné. Seule confidence de la sénatrice, sa conception du vaste chantier auquel n’échappera pas le PS après la présidentielle : "La discussion ne pourra pas avoir lieu en vase clos entre socialistes".

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