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Dans la presse

"Présidentielle : le choc de deux France"

Capture d'écran France 24

Au menu de cette revue de presse française du lundi 24 avril : les résultats du premier tour de la présidentielle. Emmanuel Macron arrive en tête, suivi par Marine Le Pen. Les candidats des Républicains et du PS sont éliminés.

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À la Une de toute la presse française, ce matin, l’affiche du second tour de la présidentielle. Il opposera Emmanuel Macron, arrivé en tête du premier tour avec 23,5 % des voix, à Marine Le Pen, 22,3 %.
 
Le candidat d’En Marche ! et la candidate du Front national ont éliminé les deux grands partis de gouvernement qui ont structuré la vie politique française sous la Vème République. Exit, donc, les Républicains et le Parti socialiste, François Fillon et Benoît Hamon. La Croix parle d'"une nouvelle donne", synonyme à la fois de "décomposition" et de "recomposition" politique. "Fin de partis", annonce le Huffington Post, en évoquant un "coup de tonnerre historique". "La droite KO" titre Le Figaro. Sonné, le journal estime que la défaite de François Fillon "constitue une défaite historique" et un "immense gâchis". "Ainsi donc, l’imperdable a été perdu". Sortis dès le premier tour, François Fillon et Benoît Hamon ont tous les deux appelé à voter en faveur d’Emmanuel Macron pour faire barrage à Marine Le Pen, souligne 20 minutes. "Macron/Le Pen, le grand saut dans l’inconnu", préviennent Les Échos, qui parlent de "big bang" et mettent en garde Emmanuel Macron : "La France qu’il va diriger est plus fracturée que jamais". Cette présidentielle, résume le journal, c’est "le choc de deux France".
 
Pour Libération, Emmanuel Macron n'est plus qu'"à une marche" de l’Élysée. "C’est un séisme paradoxal, une secousse politique, une sorte de 'double 21 avril' ", écrit le journal. "Emmanuel Macron a réussi son pari de se placer au-dessus du clivage droite-gauche", salue le quotidien, qui voit se constituer autour de lui un "centre anti-poison", entendez anti-FN. "Jamais", promet L’Humanité, qui appelle les Français à se "rassembler" pour "barrer la route" à Marine Le Pen. Le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui talonne François Fillon à la quatrième place du premier tour avec 19,6 % des voix contre 19,9 % pour son ex-rival de droite, ne donne pas de consigne de vote pour le moment.
 
Emmanuel Macron, encore totalement inconnu du grand public il y a deux ans, fait désormais figure de favori. Le Parisien est comme étourdi par "la sensation Macron", par la façon dont "le novice en politique, qui n’a jamais été élu, est parvenu à passer de l’ombre à la lumière en un temps record". Emmanuel Macron, "un météore sous une bonne étoile", d’après La Croix, qui raconte comment le candidat a fait de sa jeunesse "un atout pour ringardiser les élus en place, ne manquant pas une occasion de marquer sa différence". Une stratégie très efficace, poursuit le quotidien, à un moment où l’opinion attend "un profond renouvellement de la classe politique". Le candidat d’En marche! vu par Kak pour L’Opinion est représenté sous les traits du jeune Arthur, dans "Merlin l’enchanteur". Une référence au jeune garçon de la légende pavenu, contre toute attente, à tirer de son enclume l’épée qui le fait roi.
 
Marine Le Pen, elle, a fait le pari de la "normalisation". La présidente du Front national "espère incarner le visage plus présentable de cette droite populiste qui est en train de percer dans plusieurs pays européens, prospérant sur la peur de l’islam et les conséquences de la mondialisation", selon La Croix. Le quotidien estime néanmoins que "cette stratégie a ses limites", et qu’"à force de se normaliser et de limiter la prise de risque, sa campagne n’a pas vraiment permis de créer une dynamique autour de sa candidature". La stratégie de normalisation de Marine Le Pen et le précédent de 2002, quand son père avait qualifié pour la première fois de son histoire le FN au second tour de la présidentielle, expliqueraient le passage "de la sidération à la banalité", selon Slate. Le site relève néanmoins qu’en 2002, Jean-Marie Le Pen s’était qualifié avec 4,8 millions de voix. Quinze ans plus tard, sa fille Marine Le Pen en recueille 7,7 millions, près de 3 millions de voix de plus.
 
Marine Le Pen, Emmanuel Macron et tous les autres ont déjà tous les yeux rivés sur les législatives de juin. Le Figaro annonce un nouvel afflux «probable» de renforts autour d’Emmanuel Macron, au PS comme à droite. "Mais ralliement ne signifie pas investiture en juin, a fortiori quand il s’agit d’une arrivée de dernière minute", d’après le journal, qui prévient : "Qu’En marche ! parvienne ou non à s’emparer de la majorité à l’Assemblée nationale, une même question finira fatalement par se poser au mouvement si Emmanuel Macron est élu : comment faire résister cet attelage hétéroclite, rassemblant des adhérents venus de tous horizons, aux soubresauts du quinquennat ?".
 
 
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