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Angela Merkel et Theresa May s’opposent sur le Brexit

Angela Merkel et et Theresa May lors du sommet européen de février à Valletta.
Angela Merkel et et Theresa May lors du sommet européen de février à Valletta. Matthew Mirabelli, AFP

Angela Merkel a prévenu jeudi les Britanniques de n'attendre aucune mansuétude dans les négociations sur le Brexit, tandis que la Première ministre britannique Theresa May accusait les Européens de "s'unir contre" son pays.

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Leurs conceptions divergentes du Brexit sont apparues au grand jour jeudi 27 avril : tandis qu’Angela Merkel prévenait les Britanniques de n'attendre aucune mansuétude dans les négociations, Theresa May accusait les 27 États membres de l'UE de "s'unir contre" le Royaume-Uni.

À deux jours d'un sommet de l'UE, sans le Royaume-Uni, qui doit fixer ses positions de négociations, Angela Merkel a déclaré devant les députés allemands : "Un pays tiers ne bénéficiera pas des mêmes droits, ou de droits plus avantageux, qu'un pays membre". "Peut-être pensez-vous que tout ceci est évident, mais je dois malheureusement le dire aussi clairement car j'ai le sentiment que certains en Grande-Bretagne se font encore des illusions à ce sujet", a ajouté la chancelière allemande, au lendemain d'une rencontre à Londres entre Theresa May et des responsables européens.

"Les négociations vont être difficiles"

Quelques heures plus tard, Theresa May a réagi en accusant les 27 États membres de l'UE de "s'unir contre" son pays. "Les négociations vont être difficiles", a-t-elle lancé à l'adresse des électeurs britanniques à Leeds (nord de l'Angleterre), en pleine campagne électorale pour des législatives anticipées qu'elle a convoquées pour le 8 juin. Theresa May cherche à élargir sa majorité conservatrice au Parlement - où elle dispose de 17 sièges d'avance actuellement - assurant qu'elle sera ainsi dans une position plus forte pour négocier avec Bruxelles et les 27.

"Les négociations vont être difficiles"

Une réunion préparatoire au sommet, avec les ministres des Affaires européennes des 27, a eu lieu jeudi à Luxembourg. Objectif : afficher un front uni face à Londres, qui pourrait être tenté de jouer sur les intérêts parfois divergents entre pays européens. "Il semble qu'actuellement nous soyons complètement unis, sur tout", a assuré à son arrivée le vice-Premier ministre maltais Louis Grech, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE. Selon un projet de texte pour le sommet européen que l'AFP a pu consulter, l'UE entend se concentrer sur la défense des droits des citoyens (ceux de l'UE résidant au Royaume-Uni et des Britanniques établis dans le reste de l'UE), sur les engagements financiers pris par Londres auprès de l'UE ou encore sur leur future relation commune.

L'Allemagne et les autres pays européens n'entendent pas donner au Royaume-Uni un accès plein et entier au marché intérieur de l'UE sans maintien d'une libre circulation des citoyens européens. Ce que Londres refuse. L'UE espère entamer les négociations sur l'article 50 après les élections générales anticipées du 8 juin au Royaume-Uni.

Avec AFP

 

 

 

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