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La Chine va s'associer avec l'Agence spatiale européenne pour construire un village sur la Lune

Image de concept de village lunaire.
Image de concept de village lunaire. Jorge Mañes Rubio, DITISHOE, ESA

Des représentants des agences spatiales chinoise et européenne sont en discussion pour entamer une collaboration spatiale.

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Décidément, 2017 sera l’année de la Chine dans l’espace ou ne sera pas. Quelques jours après avoir dévoilé des avancées importantes dans la construction de sa propre station spatiale – le pays ne participe pas au programme de la Station spatiale internationale (ISS) – la Chine annonce désormais une collaboration avec l’Agence spatiale européenne sur la construction d'un village lunaire.

VOIR AUSSI : La Chine progresse dans la construction de sa propre station spatiale pour concurrencer l'ISS

C’est le secrétaire général de l’Agence spatiale chinoise, Tian Yulong, qui a évoqué le projet le premier auprès du journal d’État People’s Daily en début de semaine. L’information a été confirmée par un porte-parole de l’Agence spatiale européenne, Pal Hvistendahl, mercredi 26 avril, à l’agence Bloomberg : oui, les Chinois collaboreront sur des projets spatiaux avec l’Europe. "Les Chinois ont un programme spatial lunaire très ambitieux et déjà en place", a reconnu le porte-parole de l’ESA. "L’espace a changé depuis la conquête spatiale des années 1960. Nous admettons maintenant que pour explorer l’espace dans des objectifs pacifiques, nous devons initier une coopération internationale."

Une base permanente sur la Lune

Au centre des discussions : un projet de village lunaire initié par l’ESA en mars 2016. La plateforme pourrait servir de plaque-tournante pour les futures missions sur Mars, de base touristique et même de mine, annonçait alors l’Agence. En somme, une sorte de nouvelle Station spatiale internationale, en moins flottante.

"J'ai l'intention de construire une base permanente sur la Lune: ce sera une station ouverte pour différents États participants, autrement dit des pays des quatre coins du monde," expliquait alors le directeur général de l'ESA, Jan Wörner. "Cela veut dire [que pourraient être présents] les Américains, les Russes, les Chinois, les Indiens, les Japonais et même d'autres pays susceptibles d'apporter de plus petites contributions."

Un an plus tard, la présence des Chinois dans le projet se précise. Une première dans la collaboration spatiale entre l’Europe et la Chine, alors même que l’administration de Barack Obama avait refusé de participer au projet lunaire dès son annonce. Il faut dire que cette année, la Chine est sur tous les fronts quand il s'agit d'espace, avec les yeux rivés sur la Lune, en priorité. D’ici la fin 2017, l’Agence spatiale chinoise a prévu de collecter des échantillons lunaires sur place et d’explorer sa face la plus lointaine dès 2018.

Et pour y arriver, la Chine compte bien casser les prix des vols spatiaux. "Si le coût d’un vol était de 7 261 dollars pour un aller – environ 6 660 euros –, ce serait accessible pour des gens lambda, et nous essayons maintenant de faire en sorte que ce soit réel", a annoncé Bao Weimin, directeur du comité science et technologie de l’Agence spatiale chinoise.

Attention Elon Musk, il se pourrait bien que tu ne sois plus le seul à viser la Lune.

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