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Tir de missile nord-coréen après l'appel américain à contrer la "menace nucléaire"

Un écran d'une gare de Séoul montre la parade militaire organisée à Pyongyang pour l'anniversaire de la mort du créateur du régime nord-coréen le samedi 15 avril 2017.
Un écran d'une gare de Séoul montre la parade militaire organisée à Pyongyang pour l'anniversaire de la mort du créateur du régime nord-coréen le samedi 15 avril 2017. Jung Yeon-Je, AFP

La Corée du Nord a procédé, samedi, à un tir de missile balistique, soldé par un échec. Une riposte apparente à un appel solennel des États-Unis à l'ONU à contrecarrer la "menace nucléaire" de Pyongyang en renforçant les sanctions.

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Quelques heures après une réunion exceptionnelle du Conseil de sécurité, "la Corée du Nord a tiré un type de missile balistique non identifié depuis un site" au nord de Pyongyang, a annoncé, samedi 29 avril, le ministère sud-coréen de la Défense.

"Nous soupçonnons que cet essai a été un échec", a indiqué la même source, en précisant que le missile n'a volé que quelques minutes, vers le Nord-Est, et a seulement atteint l'altitude de 71 kilomètres. Le commandement américain pour le Pacifique (Pacom) a confirmé un tir de "missile qui n'a pas quitté le territoire nord-coréen".

Le président des États-Unis a aussitôt accusé Pyongyang d'avoir "manqué de respect" à la Chine, son principal allié. "Mauvais !", a tweeté le locataire de la Maison Blanche.

Au moment de ce tir raté, le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson, qui avait présidé la réunion du Conseil de sécurité, a affirmé que "la menace d'une attaque nucléaire nord-coréenne sur Séoul ou Tokyo était réelle", voire que le régime communiste pourrait un jour "frapper les États-Unis", dont les territoires de Hawaï ou de la côte Nord-Ouest pourraient être à portée de missiles nord-coréens.

"Une action militaire si nécessaire"

Rex Tillerson a souligné la "volonté de contrecarrer l'agression nord-coréenne, avec une action militaire si nécessaire", assurant toutefois que Washington "préférait de beaucoup une solution négociée" diplomatiquement.

Mais alors qu'il avait réitéré, vendredi matin, sur la radio NPR une offre de dialogue direct avec Pyongyang, le secrétaire d'État a affirmé devant les Nations unies que son pays "ne récompenserait pas le mauvais comportement [de la Corée du Nord] avec des négociations".

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Pyongyang s'était engagé en 2003 dans des pourparlers à six avec la Corée du Sud, le Japon, la Russie, les États-Unis et la Chine. Ces tractations avaient capoté en 2009 et l'administration de Barack Obama (2009-2017) n'avait cessé pendant huit ans de manier le bâton des sanctions et la carotte d'une relance des discussions.

Mais le régime communiste a multiplié ses tirs de missiles balistiques, procédant même à cinq essais nucléaires souterrains, dont deux en 2016. Ces programmes militaires lui ont valu une série de résolutions de l'ONU et une batterie de sanctions internationales. D'après des experts onusiens, ces mesures punitives ont toutefois eu peu d'impact.

Avec AFP

 

 

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