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Les États-Unis envisagent "toutes les options" pour faire plier la Corée du Nord

Lors d'une réunion du Conseil de Sécurité, les États-Unis ont demandé à la Chine de faire pression sur la Corée du Nord.
Lors d'une réunion du Conseil de Sécurité, les États-Unis ont demandé à la Chine de faire pression sur la Corée du Nord. AFP

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a déclaré vendredi, devant le Conseil de sécurité, que son pays envisagerait "toutes les options" contre la Corée du Nord. Il a exhorté la Chine à isoler économiquement Pyongyang.

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Lors d'une réunion ministérielle exceptionnelle des 15 pays du Conseil de sécurité de l'ONU, le secrétaire d'État américain, Rex Tillerson, a affirmé, vendredi 28 avril, que "toutes les options" - y compris militaires - étaient envisagées pour faire plier la Corée du Nord sur ses programmes nucléaire et balistique. Les États-Unis ont demandé à la Chine d'exercer des pressions économiques sur le régime de Kim Jong-un.

Signe de l'urgence pour les États-Unis, dont des territoires comme Hawaï ou la côte nord-ouest pourraient être à portée de missiles nord-coréens, Rex Tillerson a affirmé que "la menace d'une attaque nucléaire nord-coréenne sur Séoul ou Tokyo était réelle", voire que le régime communiste pourrait un jour "frapper le territoire des États-Unis".

Le chef de la diplomatie américaine a souligné la "volonté de contrecarrer l'agression nord-coréenne avec une action militaire si nécessaire", assurant toutefois que les États-Unis "préféraient de beaucoup une solution négociée" diplomatiquement. Sur la radio publique américaine NPR vendredi matin, il avait d'ailleurs réitéré une proposition ancienne de dialogue direct avec Pyongyang.

La Chine, intermédiaire entre les Américains et les Nord-Coréens

La Corée du Nord s'était engagée à partir de 2003 dans des négociations à six avec la Corée du Sud, le Japon, la Russie, les États-Unis et la Chine. Ces pourparlers avaient capoté en 2009 et l'administration de Barack Obama (2009-2017) n'avait cessé pendant huit ans de manier le bâton des sanctions et la carotte d'une relance des discussions. Mais le régime nord-coréen a multiplié ses tirs de missiles balistiques, procédant même à cinq essais nucléaires souterrains, dont deux en 2016. Ces programmes militaires lui ont valu une série de résolutions de l'ONU et une batterie de sanctions internationales. D'après des experts onusiens, ces mesures punitives ont toutefois eu peu d'impact sur Pyongyang.

C'est donc naturellement vers la Chine, principale alliée de la Corée du Nord, que Washington se tourne depuis des années. Arrivée au pouvoir le 20 janvier, l'administration Trump s'inscrit dans les pas de l'équipe Obama mais elle semble plus déterminée à faire pression sur Pékin.

"Nous devons tous faire notre part, mais la Chine représente 90 % des échanges commerciaux nord-coréens, la Chine a un levier économique sur Pyongyang qui est unique et son rôle est particulièrement important", a pressé Rex Tillerson devant le Conseil de sécurité, en présence de son homologue chinois Wang Yi qu'il doit voir en tête-à-tête dans l'après-midi. Le ministre américain a dit attendre "des actions supplémentaires" de Pékin pour contraindre son voisin nord-coréen.

La Chine vante les vertus du dialogue

Le chef de la diplomatie chinoise a rétorqué que son pays appliquait scrupuleusement toutes les sanctions de l'ONU prises ces dernières années. Vantant les vertus du "dialogue" et des "négociations" en vue de la "dénucléarisation de la péninsule", il a mis en garde contre les risques de "chaos" et de "plus grandes catastrophes" en cas de recours à la force.

Wang Yi a une nouvelle fois mis en avant la proposition chinoise d'un gel des programmes nucléaire et balistique nord-coréens, en échange d'un arrêt des exercices militaires entre les États-Unis et la Corée du Sud, liés par un traité depuis la Guerre de Corée (1950-53). Pour le patron de la diplomatie chinoise, cette proposition est "sensée et raisonnable" mais les États-Unis l'ont plusieurs fois rejetée.

De son côté, la Russie, par la voix de son vice-ministre des Affaires étrangères Guennadi Gatilov, a dénoncé une "rhétorique" de "guerre".

Avec AFP

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