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Présidentielle en Iran : premier débat houleux entre Rohani et le conservateur Ghalibaf

Avant le scrutin qui aura lieu le 19 mai, trois débats télévisés sont prévus entre les six candidats. Il s'agissait, vendredi, du premier.
Avant le scrutin qui aura lieu le 19 mai, trois débats télévisés sont prévus entre les six candidats. Il s'agissait, vendredi, du premier. Medhi Dehghan, Jamejamouline, AFP

Les six candidats à l'élection présidentielle iranienne, qui aura lieu le 19 mai, ont participé, vendredi, au premier débat télévisé en direct, marqué par des échanges houleux entre le président modéré sortant et le maire conservateur de Téhéran.

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Les six candidats à la présidentielle iranienne, qui aura lieu le 19 mai, ont participé, vendredi 28 avril, à un premier débat télévisé en direct marqué par de vifs échanges entre le président modéré sortant, Hassan Rohani, et le maire conservateur de Téhéran, Mohammad Bagher Ghalibaf. Le chômage, qui dépasse les 12,4 %, le logement social et l'aide aux plus défavorisés, ont largement dominé les échanges.

"Mensonge", "mauvaise gestion"... Les accusations se sont multipliées entre d'un côté Hassan Rohani et son premier vice-président Es-Hagh Jahanguiri, également candidat, et de l'autre Mohammad Bagher Ghalibaf. Les trois autres candidats, le religieux conservateur Ebrahim Raissi, le conservateur Mostafa Mirsalim et le réformateur Mostafa Hashemitaba, sont restés plus en retrait lors de cette première confrontation.

>> Présidentielle iranienne : Rohani voit sa candidature validée, pas Ahmadinejad

"Notre grand problème [...] est l'emploi, vous aviez promis de créer quatre millions d'emplois", a notamment lancé le maire de Téhéran en direction du président sortant. "Je n'ai jamais promis la création de quatre millions d'emplois. C'est un mensonge", a rétorqué ce dernier. 

Mohammad Bagher Ghalibaf a également accusé le premier vice-président d'être en réalité un candidat de soutien à Rohani pour l'aider dans les débats télévisés. Selon plusieurs responsables réformateurs, Es-Hagh Jahanguiri devrait en effet se retirer de la course présidentielle après les débats télévisés pour apporter son soutien au président sortant.

Es-Hagh Jahanguiri a, de son côté, accusé l'élu local de gérer "Téhéran avec une mentalité de militaire", allusion au passé du maire de la capitale iranienne, qui a été commandant de la force aérienne des Gardiens de la révolution et chef de la police nationale.

Avec AFP
 

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