Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

ICI L'EUROPE

Brexit : la bataille de la pêche a commencé

En savoir plus

Pas 2 Quartier

"Noise": Raconter sa ville au fil du RER

En savoir plus

L’invité du jour

Farouk Mardam-Bey et Ziad Majed : "La dynastie Assad considère la Syrie comme une propriété privée"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Comment la Turquie instrumentalise l'affaire Khashoggi"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Le système Mélenchon"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Pascal Blanchard : "La domination des terres s'accompagne de celle des corps"

En savoir plus

L'INFO ÉCO

Les robots envahissent nos entreprises

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Miss Terre : la candidate libanaise disqualifiée à cause d'un cliché

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Disparition de Jamal Khashoggi : menaces sur la presse

En savoir plus

Découvertes

La bière est un meilleur antidouleur que le paracétamol, affirme une étude

© George Marks / Getty Images | Allez, une petite dernière.

Texte par Charlotte VIGUIÉ

Dernière modification : 01/05/2017

Deux pintes de bière vaudraient mieux qu'un cachet de paracétamol, selon une étude réalisée à l'université de Greenwich, au Royaume-Uni.

Il est 10 heures, on a la tête qui cogne, la bouche pâteuse, l'impression d'avoir mille ans et beaucoup, beaucoup de regrets concernant les excès de la veille. Habituellement, on se jette – avec des gestes maladroits – vers la première boîte de paracétamol venue, on gobe le nombre de cachets réglementaires et on se recouche. 

VOIR AUSSI : Cette bouteille de vin pourrait enfin résoudre le casse-tête de la goutte qui coule... et tache

Eh bien figurez-vous qu'on aurait faux sur toute la ligne. Pour retrouver un semblant de bien être, une étude scientifique menée par des chercheurs de l'université de Greenwich et relayée par The Independent nous apprend que notre pote un peu lourd qui nous propose une bière pour rigoler alors qu'on a la nausée aurait raison. Il faudrait même plus exactement boire deux pintes pour se remettre sur pied un lendemain de cuite. Deux pintes qui se verraient alors plus efficaces que le paracémol. 

L'alcool peut être comparé aux opiacées comme la codéine, dont l'effet est plus puissant que le paracétamol

Les chercheurs ont effectué une méta-analyse (une mise en commun des données) de 18 études réalisées précédemment sur les effets anti-douleurs de l'alcool. La conclusion est sans appel : un lendemain de cuite, en augmentant le taux d'alcool dans le sang à 0,08 %, cela "augmente légèrement le seuil de douleur" du corps et nous permet donc de mieux supporter les excès de la veille. Trevor Thompson, qui a conduit l'étude, a confié au journal The Sun que "l'alcool peut être comparé aux opiacées comme la codéine, dont l'effet est plus puissant que le paracétamol." 

Dans un premier temps, cette conclusion permet d'expliquer certains comportements à risque : "Cela suggère que l'alcool est un analgésique efficace qui provoque des réductions pertinentes du niveau d'intensité de la douleur", analyse Trevor Thompson. "De quoi expliquer le mauvais usage qu'en font ceux qui sont en souffrance, malgré ses risques pour la santé sur le long terme."

Faire de l'alcool un médicament

Les scientifiques ne veulent pas s'en tenir à cette constatation. "Si nous pouvons créer un médicament sans les effets secondaires négatifs de l'alcool, nous aurions alors quelque chose de supérieur à ce qu'il y a actuellement sur le marché", s'enthousiasme le chercheur britannique. Mais avant d'en arriver là, les scientifiques devront déterminer quels mécanismes s'enclenchent précisément dans le corps humain. Car on ignore encore si l'alcool agit sur les récepteurs nerveux du cerveau – atténuant ainsi la douleur ressentie –, ou si elle calme simplement l'anxiété et l'angoisse, incitant à considérer que la douleur ressentie n'est pas si forte.

Rappelons tout de même qu'il ne s'agit que d'une étude parmi d'autres. Alors avant de tenter le whisky-Coca en guise de médicament contre la gueule de bois, mieux vaut essayer la bonne vieille méthode : on s'hydrate bien, on ne mange pas trop gras, et on se met au lit tôt.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.

Première publication : 01/05/2017