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Le choc frontal Le Pen-Macron fait deux victimes : les journalistes qui animaient le débat

Capture d'écran France 2 - TF1

À quatre jours du second tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen étaient face à face sur le plateau de France 2 et TF1 mercredi. Ce débat, qui signe leur dernière confrontation, a laissé des journalistes tout à fait défaits.

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"Vous avez des professionnels du plateau, des professionnels de la parole et du plateau, et en face d'eux des amateurs (ça peut être des grévistes qui, autour d'un feu de bois vont...), c'est d'une inégalité extraordinaire", disait Pierre Bourdieu dans son essai "Sur la télévision". C'est, en d'autres termes, la mise en spectacle de l'information, celle qui consiste à laisser les présentateurs faire la pluie et le beau temps et orchestrer la discussion pour flatter l'audimat. Chaque téléspectateur a déjà pu le constater : face au rythme imposé par le direct, les experts invités à débattre à la télé ont rarement l'occasion de le faire de façon constructive — on leur coupe trop la parole pour cela.

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Mais dans un débat sous tension comme celui d'un duel d'entre-deux-tours, c'est l'inverse qui peut se produire. Car en cette période préélectorale hystérisée, ce sont bien les invités eux-mêmes, ici les qualifiés au second tour, qui forment la marchandise première d'une telle retransmission télévisée.

Comme nous le montre le duel qui opposait mercredi 3 mai Emmanuel Macron à Marine Le Pen, les deux candidats au second tour ont clairement mené la danse, dépossédant complètement les responsables des services politiques des deux chaînes, Nathalie Saint-Cricq pour France 2 et Christophe Jakubyszyn pour TF1, choisis pour l'arbitrage de la rencontre. Un déséquilibre inédit que les internautes n'ont pas manqué de relever sur Twitter, non sans sarcasme : 

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À noter que le choix des présentateurs ne s'est pas fait sans quelques remous. Initialement, France 2 et TF1 pensaient à David Pujadas et Gilles Bouleau, les présentateurs vedettes des JT de 20 heures. Mais face à l'exigence de parité émise conjointement par le CSA et le représentant d'Emmanuel Macron de placer un duo homme-femme, ce sont finalement Nathalie Saint-Cricq et Christophe Jakubyszyn qui ont été choisis. Par ailleurs, Anne-Claire Coudray accusée par le FN de "rouler pour Macron", aurait, elle, été écartée du choix final.

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