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Somalie : un soldat américain tué dans une opération contre les jihadistes shebab

L'armée nationale somalienne reçoit l'appui et l'encadrelment de l'armée américaine.
L'armée nationale somalienne reçoit l'appui et l'encadrelment de l'armée américaine. Tobin Jones, Amisom, AFP

Un soldat américain a été tué jeudi en Somalie lors d'une opération contre les insurgés islamistes shebab, à 60 kilomètre à l'ouest de la capitale Mogadiscio. Deux autres ont été blessés.

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Un soldat américain tué et deux autres blessés. C'est le bilan d'une opération menée jeudi 4 mai contre les insurgés islamistes shebab près de Bariire, à environ 60 km à l'ouest de Mogadiscio. Les troupes américaines impliquées avaient pour mission de "conseiller et assister" l'armée nationale somalienne (SNA) dans cette opération, a indiqué dans un communiqué le commandement américain pour l'Afrique (Africom).

Le soldat a été tué "par un tir d'arme légère alors qu'il conduisait une mission de conseil et d'assistance aux côtés de membres de l'armée nationale somalienne", a précisé à l'AFP Robyn Mack, une porte-parole de l'Africom. Deux autres soldats "ont été blessés dans l'incident" et "reçoivent l'attention médicale nécessaire."

Barii est situé à 60 kilomètres à l'ouest de Mogadiscio.
Barii est situé à 60 kilomètres à l'ouest de Mogadiscio. Google maps

À la mi-avril, l'administration Trump avait annoncé avoir mobilisé "quelques dizaines de soldats" supplémentaires en Somalie à la demande de Mogadiscio, pour assister les forces locales en matière de sécurité dans le cadre de la lutte contre les Shebab. Avant même cette annonce, des forces spéciales américaines étaient déjà déployées en Somalie, où elles étaient notamment chargées de la formation de l'armée somalienne.

Les Shebab, des insurgés jihadistes affiliés à Al-Qaïda, ont juré la perte du gouvernement central somalien, soutenu à bout de bras par la communauté internationale et par les 22 000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom), déployée en 2007.

Cet incident tombe mal pour Donald Trump, qui a envoyé ces troupes supplémentaires alors même qu'il avait fait campagne sur la fin de l'interventionnisme américain. D'autant plus que la Somalie reste un traumatisme militaire pour les États-Unis, marqués par l'échec de son intervention militaire et humanitaire dans le pays sous pavillon de l'ONU au début des années 1990 et notamment par le sinistre "Black Hawk Down" du 3 octobre 1993, la bataille de Mogadiscio au cours de laquelle des hélicoptères américains furent abattus et 18 soldats tués.

Avec AFP

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