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Syrie : l'accord sur les zones de sécurité entre en vigueur

Lors d'une conférence de presse, le ministère russe de la Défense a annoncé avoir cessé de bombarder les zones concernées par l'accord.
Lors d'une conférence de presse, le ministère russe de la Défense a annoncé avoir cessé de bombarder les zones concernées par l'accord. Vasily Maximov, AFP

L'accord conclu au Kazakhstan entre Moscou, Ankara et Téhéran pour la création de quatre zones sécurisées en Syrie est entré en vigueur vendredi soir, ont annoncé les agences de presse russe. Une initiative insuffisante selon l'opposition.

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D'après un mémorandum signé entre la Russie et l'Iran, parrains du régime syrien, et la Turquie, qui soutient les rebelles, quatre zones sécurisées doivent être instaurées dans des secteurs de Syrie où se trouvent des rebelles pour qu'une trêve durable puisse voir le jour. L'accord est entré en vigueur, vendredi 5 mai à minuit (heure de Moscou).

L'accord conclu entre les trois pays vise également à améliorer la situation humanitaire et à créer les "conditions pour faire avancer le processus politique", alors que la guerre a déjà fait plus de 320 000 morts en six ans.

La première et plus grande zone de sécurité va couvrir la totalité de la province d'Idleb, entièrement aux mains des rebelles, ainsi que des secteurs adjacents des provinces de Lattaquié, Alep et Hama abritant en tout plus d'un million d'habitants, indique le ministère de la Défense russe.

Un accord sans vraie légitimité, selon l'opposition

La décision de créer ces zones, prise lors d'une réunion organisée à Astana, a été critiquée par l'opposition syrienne, qui estime qu'elles remettent en cause l'intégrité territoriale de la Syrie et éloignent la perspective d'une transition politique à Damas. Elle dit douter de la sincérité de la Russie et dénonce le fait que l'Iran soit un garant de l'accord.

"Ce n'est pas la première fois" qu'une trêve est annoncée sans être respectée par Damas et Moscou, a commenté un porte-parole du groupe rebelle Djaïch al Nasr, Mohamed Rachid. "Tant que les avions bombardent des civils, on ne peut pas parler de cessez-le-feu. Quand ils arrêteront, on pourra travailler à la recherche d'une solution politique."

Le Haut-Comité des négociations (HCN) a également fait part, vendredi, dans un communiqué, "de ses préoccupations au sujet de l'ambiguïté" de cet accord "qui a été conclu sans le peuple syrien, qui n'offre pas toutes les garanties nécessaires et manque de mécanismes de vérification". Pour la principale composante de l'opposition syrienne, le mémorandum signé à Astana "n'a pas assez de légitimité".

La Russie continuera de lutter contre l'EI

Le ministère russe de la Défense, qui a affirmé, vendredi, avoir arrêté de bombarder les territoires inclus dans les zones de sécurité depuis le 1er mai, prévient tout de même qu'elle continuera cependant à viser les positions du groupe jihadiste État islamique (EI) où qu'elles se trouvent dans le pays.

Le gouvernement de Bachar al-Assad s'est également dit favorable à la mise en place de ces zones, mais il a promis de continuer le combat contre les terroristes – un terme par lequel il désigne généralement l'ensemble des groupes insurgés.

Avec AFP et Reuters
 

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