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Allemagne: le parti de Merkel optimiste avant un scrutin régional test

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Berlin (AFP)

Le parti conservateur d'Angela Merkel aborde confiant dimanche un nouveau scrutin régional test dans le nord de l'Allemagne à cinq mois des législatives, alors que la menace sociale-démocrate sous la présidence de Martin Schulz semble s'estomper.

Les habitants de l'Etat du Schleswig-Holstein, à l'extrême nord du pays, sur les rives des mers du Nord et de la Baltique, sont appelés aux urnes pour renouveler leur Parlement.

Cette région surtout agricole représente, avec 2,3 millions de personnes, moins de 3% de la population totale allemande. Mais le résultat sera suivi de près car il s'agit de l'avant-dernier scrutin avant l'élection législative du 24 septembre où la chancelière Angela Merkel briguera un quatrième mandat.

Les bureaux de vote ouvrent à 08H00 locale (06H00 GMT) et fermeront à 18H00 (16H00 GMT) avec de premières estimations publiées immédiatement après.

L'Etat est tenu depuis 2012 par les rivaux directs de la CDU d'Angela Merkel dans la course à la chancellerie, les sociaux-démocrates du SPD.

- 'Tournant' -

Mais, selon le dernier sondage de la télévision publique ZDF, ils ne sont crédités que de 29% des suffrages contre 32% aux démocrates-chrétiens d'Angela Merkel. Les sociaux-démocrates pourraient donc perdre la direction du gouvernement régional, d'autant que les scores prédits aux autres formations ne pourraient leur laisser que peu de marge de manoeuvre pour former une coalition.

Une défaite du SPD marquerait un "tournant" en faveur d'Angela Merkel, estime le quotidien Die Welt.

"Ce serait la première fois depuis son arrivée à la chancellerie en 2005, que la CDU réussirait à reconquérir l'un des nombreux Etats régionaux perdus pendant cette période", souligne-t-il.

Il s'agirait d'un nouveau coup dur pour le SPD, qui avait repris espoir avec l'arrivée à sa tête en début d'année de l'ex-président du Parlement européen Martin Schulz.

Homme neuf sur la scène politique nationale, il a d'abord permis une remontée spectaculaire de son mouvement descendu un temps à 20% d'intentions de vote au niveau national. Le SPD a gagné jusqu'à 15 points pour se retrouver au coude-à-coude avec les conservateurs.

Mais cette "Schulzmania", liée aussi à son programme de rupture très ancré à gauche sur les questions sociales, s'est nettement érodée ces dernières semaines: le SPD a perdu une élection en Sarre fin mars et il accuse un retard de huit points au niveau national, selon un sondage cette semaine du magazine Stern et de RTL, avec 28% d'intentions de vote contre 36% à la CDU.

Et après le Schleswig-Holstein viendra pour les sociaux-démocrates un test encore plus important la semaine suivante pour mesurer leur capacité à faire vaciller Angela Merkel.

Une élection régionale est prévue le 14 mai dans leur fief de Rhénanie du Nord-Westphalie, l'Etat le plus peuplé du pays, que les sociaux-démocrates tiennent presque sans interruption depuis la guerre.

- L'AfD en repli -

Vu les enjeux, Angela Merkel s'est elle-même déplacée dans le Schleswig-Holstein pour soutenir son candidat, Daniel Günther, 43 ans.

Le SPD a également envoyé jeudi son poids lourd Martin Schulz dans les villes de Kiel et de Lübeck, pour des bains de foule avec le ministre-président local, Tosten Albig, 53 ans.

Dans cette région frontalière du Danemark, où les thèmes des énergies renouvelables et des transports ont dominé la campagne, la coalition actuelle formée avec le parti des Verts et celui de la minorité danoise (SSW), paraît menacée. Car comme dans le reste du pays, les écologistes sont en repli.

Un recul subi aussi par le parti nationaliste Alternative pour l'Allemagne, l'AfD.

Cette formation anti-migrants et eurosceptique, après avoir volé de succès en succès en critiquant l'ouverture des portes du pays aux réfugiés par Angela Merkel, est notamment victime de violentes querelles internes entre jusqu'au-boutistes et partisans d'une ligne plus modérée.

Dans le Schleswig-Holstein comme en Rhénanie du Nord-Westphalie, l'AfD n'est pas certaine d'atteindre le seuil minimum de 5% pour entrer au parlement.

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