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Ce soir où une partie de la presse française a décidé de faire un gros doigt au FN

Composite Mashable FR/Getty

Une dizaine de rédactions ont décidé de boycotter, dimanche soir, la soirée électorale de Marine Le Pen, organisée dans le bois de Vincennes. En cause, le refus du Front national d'accréditer un nombre exceptionnel de médias.

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Alors qu’ils avaient reçu une accréditation pour la soirée électorale du Front national lors du premier tour, de nombreux médias français se sont vus refuser en ce soir de second tour l’entrée au Chalet du Lac, lieu de rassemblement du camp Le Pen, au bois de Vincennes, à Paris. Raison invoquée par l’équipe de la candidate FN : un "manque de place".

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Ainsi, Mediapart, Rue89, StreetPress, Charlie Hebdo, BuzzFeed, Les Jours, Quotidien, Brut, Politico, Bondy Blog, Konbini ou encore Explicite ont fait savoir qu’ils ne pourraient couvrir cette soirée électorale depuis l’intérieur de l’établissement situé dans le bois de Vincennes, à la périphérie de Paris. Un photographe du magazine Society a également témoigné sur Twitter de son expulsion des lieux à "coups de genoux" par le service de sécurité du Front national.

En réaction à ces interdictions multiples d’exercer un devoir d’informer, d’autres médias, bel et bien accrédités pour la soirée du Front national, ont annoncé qu’ils boycottaient cette dernière par solidarité avec leurs confrères. C’est le cas de Libération, des Inrocks, du Monde, de l'Humanité, de l'Obs, de Society, de Taranis News, de l'Écho (média belge) mais aussi de l’agence Bloomberg ou encore de la Radio-Télévision belge, la RTBF.

Si ce n’est pas la première fois que le Front national interdit l’accès de ses meetings à des journalistes (le meeting de Villepinte étant le dernier en date), ce blocage du FN est inédit par son ampleur : jamais autant de médias ne s’étaient vus refuser l’accès à un rassemblement politique quel qu’il soit, qui plus est un soir de second tour d’une élection présidentielle. 

Et inversement : jamais autant de médias auront décidé, d'un seul bloc, d'occulter un événement politique de cette envergure.

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