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Marion Maréchal-Le Pen annonce qu'elle se met en retrait de la vie politique

Marion Maréchal-Le Pen en campagne, le 4 février 2017 à Lyon.
Marion Maréchal-Le Pen en campagne, le 4 février 2017 à Lyon. Franck Pennant, AFP

La députée Front national du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen a annoncé, dans une lettre publiée par la presse régionale, son intention de se mettre en retrait de la vie politique en renonçant à tous ses mandats électifs.

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La députée frontiste du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen a annoncé mardi 9 mai, dans un courrier adressé à la presse quotidienne régionale, qu'elle renonçait à briguer un nouveau mandat lors des prochaines législatives. Elle quitte également son mandat de cheffe de l'opposition au Conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d'Azur (PACA).

La benjamine de l'Assemblée nationale, égérie de l'aile dure et identitaire du Front national (FN), indique que sa décision constitue "un déchirement affectif" et la justifie par des "raisons personnelles et politiques".

"Je ne renonce pas définitivement au combat politique"

Et de préciser : "Je ne renonce pas définitivement au combat politique. J’ai l’amour de mon pays chevillé au cœur et je ne pourrai jamais rester indifférente aux souffrances de mes compatriotes".

>> À lire : Malgré un score historique, crise en perspective au Front national

La petite-fille de Jean-Marie Le Pen, le fondateur du FN, avait exprimé à de nombreuses reprises son envie de quitter la vie publique et de s'occuper de sa vie familiale. Et ce, non sans laisser poindre sa lassitude quant aux relations compliquées  avec le vice-président du FN, Florian Philippot, qui la trouvait en décembre "seule et isolée" au sein du parti. Elle n'a toutefois jamais dénoncé publiquement la ligne politique de sa tante Marine Le Pen, sèchement battue dimanche au second tour de la présidentielle.

Peu après l’annonce de la défaite de la candidate frontiste le 7 mai, Marion Maréchal-Le Pen avait appelé à mener une "réflexion" sur la stratégie menée pendant la campagne.

"Désertion"

Jean-Marie Le Pen a immédiatement dénoncé au Figaro une "désertion" de "l'une des vedettes les plus aimées et admirées du mouvement" aux conséquences potentielles "terribles". Plusieurs élus FN ont évoqué à l'AFP un "séisme" à venir : la jeune élue était vue par beaucoup comme une porte d'entrée du FN sur l'électorat de droite traditionnel, sur lequel Marine Le Pen s'est cassée les dents au second tour.

"La force de proposition" de Marion Maréchal-Le Pen dans la région "ne laissera pas un grand souvenir", a ironisé sur BFM TV le président (Les Républicains) sortant de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Christian Estrosi. "Le seul talent que j'ai pu voir dans l'hémicycle de la région, c'est l'invective".

Avec Reuters et AFP

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