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Dans la presse

"Emmanuel Macron face à la révolte et à l'inertie"

France 24
6 mn

Au menu de cette revue de presse internationale, mardi 9 mai, la suite des réactions des journaux étrangers à la victoire d’Emmanuel Macron. L’élection présidentielle en Corée du sud. Et une nouvelle polémique sur le mélange des genres chez les Trump.

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Au menu de cette revue de presse internationale, la suite des réactions des journaux étrangers à l’élection d’Emmanuel Macron.
 
The New York Times revient sur un élément peu évoqué par la presse étrangère dans les premiers moments qui ont suivi sa victoire, les attaques informatiques dont son équipe de campagne a été l’objet, la semaine dernière - des attaques dont les auteurs n'ont pas encore été identifiés mais que le mouvement En Marche! attribue à des groupuscules d'extrême-droite de plusieurs pays. Une hypothèse reprise par le quotidien américain, qui met en cause des pirates russes et rappelle que cette affaire ressemble beaucoup aux attaques contre le parti démocrate d’Hillary Clinton durant sa campagne. «Les hackers, écrit le journal, n’ont pas réussi à empêcher la victoire d’Emmanuel Macron, mais là n’était peut-être pas le but recherché. Leur audace, le fait qu’ils ne cherchent même pas à masquer leur identité, prouve que le régime de Vladimir Poutine cherche à envoyer ce message très simple aux démocraties occidentales: «nous pouvons pirater vos systèmes électoraux, et nous n’avons aucun problème à le faire ouvertement»». The New York Times propose aux gouvernements occidentaux de répondre à ces intrusions par des enquêtes en bonne et due forme, et par la divulgation de leurs résultats. Le journal recommande aux enquêteurs de creuser davantage les liens éventuels entre l’extrême-droite américaine, ce qu’on appelle l’ «alt-right» outre-Atlantique, les hackers, et les services de renseignement russes.
 
Emmanuel Macron fait ses premiers pas de président élu, plusieurs obstacles l’attendent. Politico évoque à la fois le risque d’«inertie» et de «révolte» face à ses projets de réforme. «La volonté optimiste du nouveau président de secouer la France pourrait se retrouvée confrontée à une coalition de défense des avantages acquis», prévient le site, qui évoque aussi le  «dilemme» des partis politiques français traditionnels: faut-il essayer de battre ou rejoindre le mouvement d’Emmanuel Macron?», et la nécessité, pour le nouveau président, de parvenir à former une majorité lors des législatives du mois prochain.
 
Loin de ces interrogations métaphysiques, ou de ces cuisines internes, c’est selon, The China Daily dit son espoir de voir l’élection d’Emmanuel Macron contribuer au resserrement des liens avec Pékin, le quotidien étant visiblement sensible à son engagement de promouvoir « a globalisation et le libre-échange», dont la Chine serait devenue «le porte-étendard».
 
En Asie, toujours, les Sud-Coréens votent en ce moment-même pour élire le successeur de Park Geun-hye, la présidente destituée dans le cadre d'un vaste scandale de corruption. D’après The Korea Times, celui ou celle qui sera appelé à lui succéder devra «rendre son unité à une nation souffrant de divisions à la fois générationnelle et idéologique», rompre avec la façon de gouverner de Park Geun-hye, décrite comme une dirigeante «arrogante» et «renfermée». Cette «division générationnelle» qu’évoque The Korea Times, est l’objet d’un long reportage de Libération, qui a rencontré une jeunesse sud-coréenne surendettée, précaire, et qui se dit fatiguée de se sacrifier. Cette jeunesse s’est mobilisée contre la corruption en mars, contribuant à faire chuter Park Guen-hye, et espère que l’élection d’aujourd’hui va changer la donne. Min Seon-young appartient à la «génération sampo», celle qui se retrouve obligée de renoncer au mariage et aux enfants à cause des pressions sociales et des difficultés économiques. «Aujourd’hui, dit-elle, je n’attends pas grand-chose de cette présidentielle. Les quatre candidats principaux ne parlent pas assez de précarité. Ils ne voient les jeunes que comme des futurs employés ou ouvriers à utiliser, sans s’intéresser à leurs problèmes concrets».
 
Un mot, pour terminer, de cette nouvelle polémique autour de la famille Trump, accusée de vendre des visas à de riches investisseurs chinois.D’après le site de la radio publique américaine NPR, la sœur du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, a multiplié les rencontres, ces derniers jours, dans des plusieurs villes chinoises, pour convaincre de riches investisseurs de s'associer à un nouveau projet immobilier familial programmé dans le New Jersey. A cette occasion, Nicole Kushner Meyer n’aurait pas manqué de rappeler les liens étroits entre son groupe, dont son frère a démissionné, et  l’Administration Trump, dont il est devenu l’un des principaux conseillers, laissant entrevoir la possibilité, pour ceux qui choisiraient d’investir dans ses affaires, qu’ils pourraient  recevoir un permis de résident permanent aux Etats-Unis, comme le prévoit la loi américaine sur les gros investisseurs étrangers. Un mélange des genres qui ulcère, évidemment, The New York Times. «Dans cette Administration, martèle le journal, les intérêts de la «première famille» et de ses riches et puissants amis passent en premier».
 
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