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Un mouvement de solidarité se lance sur Instagram pour soutenir les personnes LGBT persécutées en Tchétchénie

Composite MashableFR/Instagram

Suite au scandale des camps tchétchènes où des homosexuels seraient détenus, torturés et parfois tués, une association LGBT brésilienne a lancé le hashtag #Kiss4LGBTQrights, pour inonder Instagram de photos d'amour gay.

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Le scandale des possibles camps "de concentration" pour homosexuels en Tchétchénie a secoué la communauté internationale. Le journal russe indépendant Novaya Gazeta avait en effet révélé le 4 avril que la République russe de Tchétchénie aurait organisé l'enlèvement de centaines de personnes LGBTQ (lesbiennes, gay, bisexuelles, transsexuelles et queer), enfermées et torturées dans des camps gardés secrets.

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Tandis que le Kremlin fait mine de ne pas savoir, la réaction de la communauté internationale a été immédiate. Des gouvernements, personnalités et associations LGBTQ ont dénoncé cette situtation dramatique. Au Brésil, l'association [SSEX BBOX] a notamment lancé une campagne pour dénoncer l'homophobie du gouvernement russe. Dans une vidéo publiée sur Instagram, l'organisation propose de publier sur le réseau social des photos de couples LGBTQ en train de s'embrasser avec le hashtag #Kiss4LGBTQrights. Sans oublier de se localiser au Kremlin, histoire de spammer le gouvernement russe avec tout cet amour.

Des centaines de photos sont déjà apparues sur Instagram pour défendre les droits des personnes LGBTQ et dénoncer le traitement qu'elles subissent en Russie et sur ses territoires.

Et bien sûr, comme toujours, un petit plaisantin.

"Il est très dangereux d'être gay en Russie"

Suite aux révélations sur le traitement des homosexuels en Tchétchénie, le gouvernement local a joué la carte du démenti. Ramzan Kadyrov, chef de la République russe de Tchétchénie, a nié l'existence de ces camps pour une raison à la fois simple et terrible : "Il n'y a pas d'homosexuel en Tchétchénie". Vladimir Poutine a déclaré le 6 mai qu'il soutenait l'enquête lancée par le parquet russe sur ce qu'il préfère qualifier de "rumeurs". Le Kremlin estime toutefois qu'il n'y a pas de raison de douter de la parole du gouvernement tchétchène, comme le rapporte The Independent

"Être homosexuel en Tchétchénie, c'est d'ores et déjà être en danger de mort"

Les territoires russes sont un espace particulièrement hostile pour les personnes LGBTQ, à tel point qu'un mème représentant Vladimir Poutine maquillé sur fond de drapeau arc-en-ciel a été officiellement interdit. L'homosexualité y est juridiquement légale, la Constitution russe protégeant tous les citoyens sans distinction. Mais il est en réalité "très dangereux d'être gay en Russie", confie Elena Milashina, journaliste à l'origine des révélations sur les camps, à Télérama. "Et l'être en Tchétchénie, c'est d'ores et déjà être en danger de mort."

Pour la journaliste, la seule solution est la fuite à l'étranger. L'ONG LGBT Network a ainsi aidé une quarantaine de personnes à quitter le territoire tchétchène en avril. Une urgence, dans un pays où les propres familles des personnes LGBT se retournent contre elles, et où le gouvernement aurait l'intention de "purger" le pays avant la fin du mois de mai.

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