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Donald Trump affirme avoir toujours eu l'intention de limoger le patron du FBI

Donald Trump à la Maison Blanche le 28 avril 2017.
Donald Trump à la Maison Blanche le 28 avril 2017. Saul Loeb, AFP

Distançant de la version de la Maison Blanche, selon laquelle Donald Trump avait limogé le patron du FBI après la recommandation du ministère de la Justice, le président des États-Unis a affirmé, jeudi, en avoir toujours eu l'intention.

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"J'allais le limoger quelles que soient les recommandations" du ministère de la Justice. Donald Trump a affirmé, jeudi 11 mai, sur NBC, qu'il avait toujours eu l'intention de se séparer du directeur du FBI, James Comey. "C'est un hâbleur, un fanfaron", a-t-il ajouté. Cette déclaration diffère de celle de la Maison Blanche, selon laquelle le président américain n'avait agi qu'après la recommandation du ministère de la Justice.

Dans le même entretien, Donald Trump a confirmé qu'il avait lui-même demandé à James Comey, lors d'un dîner, puis lors de deux conversations téléphoniques, s'il était personnellement visé par l'enquête en cours du FBI sur les ingérences russes dans la campagne électorale de 2016, et sur une éventuelle coordination entre des membres de l'équipe Trump et la Russie. Selon lui, James Comey lui aurait répondu non. 

>> À lire : "Limogeage du patron du FBI : un faux air de Watergate"

La Maison Blanche peine à établir avec clarté la séquence ayant conduit à la mise à pied du chef du FBI, alors qu'il supervisait de près une enquête très sensible de sécurité nationale. Mardi soir, peu après l'annonce soudaine du limogeage de James Comey, le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer avait indiqué à des journalistes que le numéro deux de la Justice, Rod Rosenstein, avait de lui-même décidé d'envoyer une note sur James Comey au président. Cette lettre, énumérant des manquements reprochés au fonctionnaire dans la gestion de l'affaire sur les emails d'Hillary Clinton, était annexée à la lettre présidentielle le congédiant, et citée comme la base de la décision.

Une source parlementaire a déclaré, mercredi, que James Comey avait sollicité des ressources supplémentaires pour l'enquête qu'il dirigeait sur les soupçons d'ingérence de la Russie, quelques jours avant son limogeage. Officiellement, le directeur du Bureau fédéral d'enquête a été renvoyé mardi en raison de sa gestion de l'enquête au sujet d'anciens courriels de la candidate démocrate Hillary Clinton. Dans une lettre à ses équipes, James Comey estime qu'un "président peut renvoyer un directeur du FBI pour n'importe quelle raison, ou sans aucune raison". L'ex-patron du FBI ajoute qu'il ne compte pas s'appesantir sur la décision de Trump ni sur "la manière dont elle a été exécutée".

Avec AFP et Reuters

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