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Les "leçons" de Tony Blair à Emmanuel Macron

L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair à Washington le 26 mars 2017
L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair à Washington le 26 mars 2017 Jacques KLOPP, AFP

Dans une tribune du Monde parue vendredi, Tony Blair félicite Emmanuel Macron pour sa victoire à la présidentielle. L'ancien Premier ministre britannique en profite pour livrer les enseignements que ses années au pouvoir lui ont enseignés.

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"Bel exploit !" D’emblée, Tony Blair félicite Emmanuel Macron, dans une tribune publiée dans Le Monde, vendredi 12 mai. Rien d’étonnant à ce que celui qui fut le chantre de la troisième voie sociale-démocrate au Royaume-Uni salue la victoire du centriste français. "En à peine plus d’un an, Emmanuel Macron a fondé un mouvement et accédé à la tête de l’une des grandes puissances mondiales", complimente ainsi l'ancien Premier ministre britannique.

Passé les félicitations d’usage, l’ancien locataire du 10 Downing Street livre une analyse politique et économique de la situation mondiale. "Ce qui caractérise le monde actuel est la portée, l’ampleur et la rapidité des changements. Et leur allure s’accélère. Avec le recul, la mondialisation a indéniablement bénéficié à l’humanité. Jamais la pauvreté dans le monde n’avait reculé autant et aussi vite." Fort de ce constat, le travailliste britannique estime que la "politique de centre progressiste est la seule à même de vaincre le populisme."

"Ne jamais perdre la force"

Mais avant toute chose, Tony Blair prend véritablement la plume dans les colonnes du Monde pour distiller une série de "leçons" au futur homme d’État. "M'étant moi-même retrouvé dans une situation semblable, voici les leçons que j’en ai tirées."

Tony Blair conseille tout d’abord à Emmanuel Macron "de ne jamais perdre la force" que les électeurs ont pu lui donner en le portant au pouvoir. Une force nécessaire, selon lui, pour affronter les périodes de crises qui surviennent implaquablement à celui qui veut opérer des changements. "Le problème quand on promet le changement, c’est que les gens sont d’accord de façon générale mais ne le sont malheureusement souvent plus quand on entre dans les détails", le prévient l’ancien ministre du Labour.

Il aborde ensuite la question de la mise en œuvre des réformes : "Le nouveau président sait les réformes qu’il veut mener mais ne sait pas encore comment il va procéder dans le détail. La méthodologie de la réforme est importante."

Inadéquation des solutions des élus avec le peuple

Tony Blair met également en garde le nouveau président  : "L’un des traits les plus curieux de la vie politique des pays occidentaux aujourd’hui est l’inadéquation entre les problèmes auxquels nous sommes confrontés et les solutions que proposent les grands partis politiques."

Le quatrième conseil porte sur l’attention toute particulière qui doit être portée sur les réformes. "J’ai découvert qu’il était essentiel d’établir des priorités et de créer des structures spécialement chargées de mettre en œuvre les réformes, avec des équipes formées dans ce seul but", confie Tony Blair.

"Enfin, il y a l’Europe", conclut le travailliste. "Elle doit être réformée. Si l’on inscrit le programme des réformes de la France dans le cadre d’un programme de réformes de l’Union européenne, la proposition devient nettement plus attrayante."

 

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