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Billet retour

Kosovo, l'impossible État

Capture d'écran France 24

Alors que depuis plus d'un an, le Kosovo traverse une crise politique dont le paroxysme a été atteint cette semaine avec la chute du gouvernement et la convocation de législatives anticipées le 11 juin, nos reporters Séverine Bardon, Michaël Sztanke et Marie Dubois sont retournés dans ce petit État, nœud de discorde au cœur de l'Europe.

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Il y a plus de neuf ans, le 17 février 2008, le Kosovo déclarait unilatéralement son indépendance, aussitôt dénoncée par la Serbie et la Russie. Aujourd’hui, le petit pays des Balkans n’est reconnu que par 114 des 193 États des Nations unies, et reste dysfonctionnel et divisé.

Le sud du pays, tourné vers l’Albanie, est musulman, utilise l’alphabet latin et paye en euros. Dans le nord, le drapeau serbe flotte sur les immeubles, on écrit en cyrillique, on utilise des dinars serbes et les populations sont majoritairement orthodoxes.

Les tensions entre les communautés albanaises (majoritaires) et serbes (6 % de la population), héritées de l’histoire et attisées par les nationalismes régionaux, minent le plus jeune État d’Europe, qui reste sous surveillance internationale. Quelque 4 300 soldats de l'Otan y sont déployés et une mission européenne, Eulex, encadre police, justice et administration locales.

La jeunesse, principal espoir

Pourtant, l’Union européenne a investi plus d’un milliard d’euros au Kosovo depuis la fin de la guerre de 1999, dans l’espoir de construire un État de droit fonctionnel et efficace. Mais les conditions ne sont toujours pas réunies pour que le Kosovo s’émancipe enfin de cette tutelle internationale. Confisquée par les anciens chefs de guerre albanais, gangrénée par la corruption, paralysée par les tensions communautaires, la politique kosovare contribue à l’instabilité du pays.

Seule lueur d’espoir dans ce paysage bien sombre : les jeunes générations, qui n’ont pas connu la guerre et pourraient rompre le cercle vicieux des haines communautaires. Un tiers de la population a moins de 15 ans : c’est sur cette jeunesse et son dynamisme que le Kosovo devra s’appuyer pour digérer son histoire et se tourner enfin vers l’avenir.

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