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Dans la presse

"Donald Trump finira-t-il par être destitué?"

France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, mercredi 17 mai, un nouveau scandale impliquant Donald Trump, soupçonné d’avoir tenté de faire obstruction à la justice, la présidentielle iranienne, le régime syrien accusé de brûler le corps de ses détenus. Et la Journée mondiale contre l’homophobie.

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On commence cette revue de presse internationale aux Etats-Unis, où The New York Times affirme que Donald Trump a demandé au FBI, de «laisser tomber» l’enquête sur son ex-conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn.
 
D’après le journal, le président américain aurait fait cette requête en février dernier auprès de celui qui était le directeur du FBI à l’époque, James Comey, Michael Flynn étant un ex-conseiller soupçonné de collusion avec la Russie. Cette requête aurait été évoquée dans une note que The New York Times dit ne pas avoir lue mais dont le contenu aurait été porté à sa connaissance par deux collaborateurs de James Comey, qui aurait cité cette déclaration de Donald Trump: «J’espère que vous pourrez laisser tomber, laisser Flynn tranquille. C’est un bon gars». «I hope you can let this go», en version originale.
 
La question, d’après The New York Times, est donc de savoir si cette déclaration constitue une tentative de faire pression sur le directeur du FBI, et donc de faire obstruction à la justice. Alors que la Maison-Blanche dément ces révélations, The Washington Post demande à ce que l’ex-patron du FBI s’explique et que le ministère de la Justice désigne un procureur spécial pour déterminer si la loi a été violée –  «même si ce que Donald Trump a fait n’est pas illégal, cela n’en reste pas moins inapproprié», prévient le journal.
 
Ces nouvelles révélations alimentent, en tout cas, les appels à la destitution lancés par les détracteurs du président américain. Obstruction à la justice, abus de pouvoir, The Guardian estime que le scénario d’une destitution n’est pas invraisemblable, dans la mesure où le président pourrait être accusé d’avoir violé son serment sur la constitution américaine, qui l’a engagé à «exécuter fidèlement son devoir de président des Etats-Unis, à préserver, protéger, et défendre la constitution» – un engagement qui pourrait s’avérer incompatible avec le fait d’avoir livré des informations hautement sensibles à la Russie, comme The Washington Post l’a révélé au début de cette semaine ou d’avoir, donc, cherché à influencer une enquête en cours. «Les appels à la destitution de Donald Trump résonnent plus fort», confirme l’historien Allan Lichtman dans le journal canadien La Presse, cité par Courrier International. Selon lui, «le renvoi de James Comey rend (sa) destitution beaucoup plus probable, car il démontre qu’il a quelque chose à cacher dans l’enquête russe». «C’est le limogeage du procureur spécial Archibald Cox par Richard Nixon qui avait retourné l’opinion publique contre lui et mis en branle la procédure de destitution», rappelle ce professeur de l’American University.
 
Donald Trump, toujours, dont la politique étrangère inquiète l’Iran. Alors que le pays s’apprête à élire son nouveau président, vendredi, The Independent affirme que ses déclarations contre l’accord sur le nucléaire iranien, conclu par l’Administration Obama, ont «boosté» la candidature d’Ebrahim Raisi, le favori du camp conservateur, qui fait face au président modéré, Hassan Rohani, candidat à un second mandat.
 
Les Etats-Unis accusent le régime syrien d’avoir incinéré les corps de plusieurs milliers de détenus dans une prison proche de Damas. D’après Le Figaro, Washington dit détenir les preuves de l’existence d’un «crématorium» construit dans la prison syrienne de Saydnaya, à proximité de la capitale. Un moyen pour le régime de faire disparaître les dépouilles de prisonniers torturés et assassinés et dissimuler «l’ampleur» de ces assassinats. En février dernier, Amnesty International avait déjà accusé le régime d’avoir pendu 13 000 personnes entre 2011 et 2015 dans cette même prison, sans mentionner toutefois l’existence d’un crématorium. Les accusations américaines ont été démenties par Damas, qui les qualifie de «totalement infondées» et de «scénario hollywoodien », d’après The Wall Street Journal. Le régime syrien dont le quotidien panarabe de Londres Al Arab, résume les agissements par ce dessin montrant un soldat passant son pays à la moulinette.
 
Un mot, pour terminer, de cette Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie. L’Humanité rappelle que 72 pays dans le monde continuent de considérer l’homosexualité comme un crime, l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie du sud étant les continents les plus répressifs. En Tchétchénie, les autorités continuent de nier en bloc les accusations de persécutions des homosexuels, révélées par le journal d’investigation russe Novaïa Gazeta, le mois dernier. Un déni mis en image par le dessinateur néerlandais Tjeerd. Un policier tchétchène demande, l’air imperturbable, «Quelle homophobie?»,  alors qu’on voit près de lui, une cible de tir aux couleurs arc-en-ciel, le  symbole de la communauté LGBT, lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre. Vu sur Courrier International.
 
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