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Dans la presse

"Michel Temer, l'autre visage de la corruption au Brésil?"

France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, jeudi 18 mai, des révélations sur le président brésilien, Michel Temer, accusé d’avoir cherché à acheter le silence d’un responsable politique dans un scandale de corruption, la nomination d’un procureur spécial aux Etats-Unis pour enquêter sur l’ingérence supposée de la Russie dans la présidentielle. Et quelques infos royales (et impériales).

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On commence cette revue de presse internationale au Brésil, où le président, Michel Temer, est accusé d’avoir «acheté le silence» de l’ancien président de la Chambre des députés, actuellement en prison.
 
D’après le journal O Globo, le président brésilien aurait été enregistré à son insu par Joesley et Wesley Batista, deux frères propriétaires de l’entreprise agroalimentaire JBS, mise en cause dans le scandale de corruption «Lava-Jato». Ces derniers auraient monnayé une réduction de peine contre une collaboration avec la justice, qui leur aurait demandé d’enregistrer leurs ex-complices. Parmi les personnalités enregistrées, Michel Temer, donc, entendu en train de donner son aval à un député de son parti, le PMDB, pour verser des pots-de-vin destinés à faire taire Eduardo Cunha, l’ex-président de la Chambre des députés. Alors que O Globo annonce des révélations équivalentes à une «bombe atomique qui va exploser sur le pays», le président brésilien assure n’avoir «jamais sollicité de paiement pour obtenir silence d’Eduardo Cunha». Ces dénégations ne semblent toutefois pas avoir convaincu les milliers de Brésiliens qui sont descendus dans la rue, hier, soir, sitôt connues ces révélations, notamment devant le bureau de Michel Temer, à Brasilia, où se sont rassemblés près de 200 manifestants, dont certains brandissaient des drapeaux du parti des travailleurs, le parti de Lula et Dilma Rousseff, eux aussi mis en cause pour des faits de corruption. Lu sur le site do Estadao.
 
Il est toujours aussi beaucoup question ce matin des soupçons d’ingérence de la Russie dans campagne de Donald Trump. Hier, le département de la Justice a nommé un procureur spécial pour mener l’enquête. D’après The Wall Street Journal, la nomination de l’ancien patron du FBI Robert Mueller n’est pas une bonne nouvelle. «Les démocrates et leurs alliés des médias sont parvenus à imposer leur homme», critique le journal, en évoquant «les semaines de pressions politiques, qui ont contraint le ministre de la Justice adjoint, Rod Rosenstein, à nommer Robert Mueller». «Ce type d’expéditions finissent rarement bien, et les démocrates espèrent que celle-ci réussira à harceler les quatre prochaines années de l’Administration Trump», accuse The Wall Street Journal – dont l’analyse est strictement opposée à celle du New York Times, qui juge, au contraire, que l’ancien patron du FBI est «le procureur spécial dont le pays a besoin». «Si le président Trump pensait qu’en limogeant le directeur du FBI James Comey, il pourrait étouffer l’enquête sur les liens de ses conseillers avec le gouvernement russe, il s’est trompé», se félicite le journal. Donald Trump, lui, sera peut-être soulagé de quitter l’atmosphère décidément de plus en plus irrespirable de Washington, lui que l’on voit dans le dessin de Warp pour The New Yorker, embarquer à bord d’Air Force One, pour sa première tournée officielle en tant que président. «Je parie qu’Obama n’a jamais eu autant de gens venus le saluer avec autant d’enthousiasme, quand il quittait le pays», se vante le président des Etats-Unis.
 
Tout autre chose, à présent, enfin une bonne nouvelle. Au Japon, la princesse Mako, la petite-fille de l’empereur Akihito, va annoncer avec un ancien camarade de fac. Si vous vous demandez ce que vient faire cette information dans cette austère chronique, sachez tout d’abord qu’elle fait la une de la presse japonaise depuis deux jours, notamment d’Asahi Shimbun, qui explique pourquoi cette information est de première importance, car cette future union vient relancer un débat national sur la famille impériale, et ses règles ancestrales - ou presque - notamment sur la législation en vigueur depuis 1947, qui veut que la jeune femme perde, du fait de son union avec un roturier, son statut impérial et ne sera donc plus reconnue comme membre de la famille impériale. Finie, Son Altesse Impériale la princesse Mako d'Akishino, bienvenue Madame Mako Komuro. Tout se perd, décidément, puisqu’on apprend également ce matin dans The Guardian, que le roi des Pays-Bas, le roi Willem-Alexander, a confessé avoir travaillé à temps partiel comme co-pilote pour la compagnie KLM, en plus de son travail de souverain - des vols civils effectués incognito, non pas pour boucler ses fins de mois, mais pour se détendre, plutôt comme un «hobby», selon lui.
 
Un mot, pour terminer, de cette nouvelle gaffe signée Boris Johnson, le ministre britannique des Affaires étrangères. Voilà un impair que Sa Majesté la reine Elizabeth, elle, n’aurait jamais commis. D’après The Hindustan Times, Boris Johnson n’aurait rien trouvé de mieux que de défendre, turban orange sur la tête, les exportations de whisky vers l’Inde - des propos tenus hier dans l’enceinte d’un temple sikh de Bristol. Mais les sikhs pratiquent une religion bannissant la consommation d’alcool...
 
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