Accéder au contenu principal

Présidentielle : pour ou contre Hassan Rohani, les Iraniens aux urnes

Une file d'attente à l'extérieur d'un bureau de vote à Téhéran, le 19 mai 2017.
Une file d'attente à l'extérieur d'un bureau de vote à Téhéran, le 19 mai 2017. Behrouz Mehri, AFP

Les bureaux de vote ont ouvert vendredi en Iran pour l'élection présidentielle. Les Iraniens doivent choisir entre le président sortant Hassan Rohani, qualifié de modéré, et son rival, le fondamentaliste Ebrahim Raissi.

Publicité

À Téhéran comme dans les villes de province, de longues files d'attente se sont formées dès l'ouverture des bureaux de vote, vendredi 19 mai. Une affluence forte pour un scrutin crucial, où le président sortant Hassan Rohani brigue un second mandat pour poursuivre sa politique d'ouverture au monde. Son principal opposant, le religieux conservateur Ebrahim Raissi, est, lui, partisan de la préférence nationale.

"Il y a beaucoup de monde, les gens sont venus voter très tôt. Il font la queue depuis 7 h du matin", a constaté Mariam Pirzadeh, correspondante de France 24 à Téhéran. "Le taux de participation va être déterminant", explique-t-elle. Selon le ministère de l'Intérieur qui organise le scrutin, il devrait dépasser les 72 %. L'affluence était telle qu'en fin d'après-midi, le ministère a annoncé que les bureaux de vote resteraient ouverts deux heures de plus que prévu, afin d'accueillir tous les électeurs. À 17 h locales (12 h 30 GMT), quelque 20 millions d'Iraniens, sur les 56 millions d'inscrits, avaient déjà participé au scrutin.

>> À lire sur France 24 : S'ouvrir au monde ou s'isoler, l'enjeu de la présidentielle iranienne

"La participation enthousiaste des Iraniens à l'élection renforce la puissance et la sécurité nationales", a déclaré le président Rohani après avoir voté dans la matinée à Téhéran. L'ayatollah Ali Khamenei a lui aussi voté, engageant ses compatriotes à aller aux urnes "massivement, le plus tôt possible".

Le scrutin se tient deux jours après la décision américaine de renouveler l'allègement des sanctions contre l'Iran, conformément à l'accord nucléaire de 2015 entre Téhéran et six grandes puissances, dont les États-Unis. Le président Rohani, élu en 2013, a consacré la majeure partie de son premier mandat de quatre ans à la négociation de cet accord ayant permis d'entamer l'ouverture économique et politique de son pays. 

Depuis 1989, les trois prédécesseurs de Rohani ont tous exercé deux mandats consécutifs mais le chef de l'État sortant, considéré comme un modéré et un pragmatique, doit faire face à un adversaire de taille en la personne de Ebrahim Raissi, qui a apparemment le soutien des puissants gardiens de la Révolution.

Deux petits candidats, un réformateur et un conservateur, ont maintenu leur candidature, le premier ayant appelé officiellement à voter pour Hassan Rohani.

 

Tous les bulletins seront dépouillés à la main à partir de minuit et le résultat définitif pourrait n'être annoncé qu'après deux jours. Si aucun candidat ne passe la barre des 50 % des suffrages exprimés, blancs compris, un deuxième tour sera organisé le vendredi suivant la proclamation du résultat définitif.

Avec AFP et Reuters

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.