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Attentat sur les Champs-Élysées : un homme mis en examen et écroué

Les enquêteurs s'intéressent notamment à la provenance des armes de Karim Cheurfi, qui a tué Xavier Jugelé le 20 avril à Paris.
Les enquêteurs s'intéressent notamment à la provenance des armes de Karim Cheurfi, qui a tué Xavier Jugelé le 20 avril à Paris. Fred Tanneau, AFP

Un homme de 23 ans, dont l'ADN a été retrouvé sur l'arme utilisée lors de l'attentat des Champs-Élysées en avril, a été mis en examen et écroué, a indiqué samedi une source judiciaire. le suspect n'était pas connu des services antiterroristes.

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Un homme âgé de 23 ans a été mis en examen et placé en détention dans le cadre de l’enquête sur l’attentat survenu le 20 avril sur les Champs-Élysées, a rapporté une source judiciaire, samedi 20 mai. Son ADN a été découvert sur la la crosse du fusil Kalachnikov utilisé par Karim Cheurfi lorsqu'il a tué un policier, Xavier Jugelé, 37 ans, et blessé deux de ses collègues et une passante allemande avant d'être abattu.

>> À lire : La France rend hommage au policier Xavier Jugelé tué sur les Champs-Élysées

Interpellé en début de semaine à son domicile à Saint-Thibault-des-Vignes, en Seine-et-Marne, l’homme a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et port d'arme en relation avec une entreprise terroriste. Les enquêteurs cherchent désormais à établir si des liens existent entre lui et Karim Cheurfi.

Ce dernier, un Français de 39 ans, avait été condamné en 2005 à 15 ans de réclusion pour tentatives de meurtres sur des policiers. Il avait été visé par une enquête en janvier, d'abord au parquet de Meaux, puis au parquet antiterroriste, sur sa possible volonté de s'en prendre à nouveau aux forces de l'ordre. Il avait été placé en garde à vue et relâché, faute de preuves suffisantes.

Attaque revendiquée par l’EI

L’attaque perpétrée sur les Champs-Élysées quelques jours avant le premier tour de l’élection présidentielle avait été rapidement revendiquée par l’organisation État islamique (EI). Mais cette revendication intrigue, car l'identité du tueur donnée par l'EI, "Abu Yussef le Belge", ne correspond pas à Karim Cheurfi. À côté de son corps, les enquêteurs avaient néanmoins trouvé un message manuscrit prenant la défense de l'EI.

Au début des investigations, trois personnes dans l'entourage du tueur avaient été interrogées en garde à vue puis relâchées. Trois hommes ont aussi été entendus sous ce statut et remis en liberté le 27 avril, a précisé la source judiciaire.

Avec AFP
 

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