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Le régime syrien affirme avoir repris la totalité de la ville de Homs

Des rebelles syriens sont évacués en bus du quartier d'Al Waer, à Homs, le 21 mai 2017.
Des rebelles syriens sont évacués en bus du quartier d'Al Waer, à Homs, le 21 mai 2017. STR, AFP

Le régime syrien affirme contrôler la totalité de la ville de Homs. Selon le gouverneur de la province, le dernier bus transportant des rebelles a quitté le quartier d'Al Waer dimanche.

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L’évacuation des rebelles du quartier d’Al Waer, à Homs, a permis au régime syrien de reprendre la main sur la totalité de la troisième ville de Syrie. Talal Barazi, le gouverneur de la province de Homs, a affirmé dimanche 21 mai que "le dernier bus (transportant les personnes évacuées) a[vait] quitté le quartier de Waer".

Au total, plus de 14 000 personnes auront été évacuées d'Al Waer, en plusieurs vagues depuis mars, dans le cadre d'un accord d'évacuation, l'un des plus importants du genre conclu entre le régime et les forces de l'opposition depuis 2011.

Les personnes évacuées sont parties à bord de cinquante bus, selon le correspondant de l'AFP, qui a également fait état de plus de 30 camions chargés notamment de meubles, d'électroménagers et autres affaires leur appartenant. Des dizaines de familles emmenaient des valises, des enfants portaient leurs jouets, d'autres leurs vélos.

Déplacements forcés

De nombreux rebelles avaient le visage caché par des foulards noirs. Ils ont été autorisés à emporter leurs armes légères, en vertu de l'accord d'évacuation. Rebelles et civils doivent se rendre notamment dans la province d'Idleb, au nord-ouest de la Syrie, devenue la destination de milliers de personnes évacuées des ex-fiefs insurgés.

Ces accords d'évacuation, également mis en place dans des secteurs assiégés autour de Damas et à Alep à la fin de l'an dernier, sont appelés accords de réconciliation par le gouvernement syrien qui y voit le moyen de rétablir les services et l'ordre publics.

L'opposition les critique car, pour elle, ils équivalent à des déplacements forcés d'opposants à Bachar al Assad hors des principaux centres urbains de la Syrie, souvent après des années de siège et de bombardements.

Avec AFP et Reuters
 

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