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Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, reprend les rênes de l’AKP

Le président Erdogan acclamé lors de son arrivée au congrès extraordinaire de l'AKP, le 21 mai 2017, à Ankara.
Le président Erdogan acclamé lors de son arrivée au congrès extraordinaire de l'AKP, le 21 mai 2017, à Ankara. Burhan Ozbilici, AFP

Sans aucun adversaire, Recep Tayyip Erdogan a repris la tête de l'AKP dimanche. La récente réforme constitutionnelle permet au président turc d'occuper de nouveau la fonction qu'il avait dû abandonner après son élection en 2014.

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Comme le prévoyait la révision constitutionnelle adoptée le 16 avril, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a pu reprendre, dimanche 21 mai, la tête du Parti de la justice et du développement (AKP).

>> À lire : Référendum en Turquie – un succès étriqué et contesté pour le président Erdogan

Erdogan avait officiellement coupé les liens avec le parti islamo-conservateur lorsqu'il a été élu président en août 2014, comme le prévoyait alors la Constitution.

Redevenir chef de parti devrait permettre au chef d'État de mettre fin aux rivalités internes et de préparer les prochaines élections législatives et présidentielle, prévues le 3 novembre 2019.

Au cours du congrès extraordinaire convoqué dimanche à Ankara, 1 470 délégués de l'AKP étaient appelés à élire le nouveau président du parti, précise l'agence progouvernementale Anadolu. Seul candidat, Recep Tayyip Erdogan a remporté ce scrutin recueillant 1 414 voix.

"L'espace qui subsistait pour des désaccords au sein du parti va disparaître"

Le parti, qui domine depuis 15 ans la scène politique turque, remportant toutes les élections depuis 2002, a annoncé samedi qu'un poste de vice-président sera créé et confié à Binali Yildirim, élu à la tête de l’AKP en 2016.

"En redevenant chef de parti, (Recep Tayyip Erdogan) aura l'autorité formelle pour déterminer qui briguera des mandats sur les listes AKP", explique Aykan Erdemir, de la Fondation pour la Défense de la démocratie basée à Washington, précisant toutefois que le président turc avait gardé ce rôle "officieusement" même après avoir quitté le parti en 2014. "Tandis qu'il consolide davantage son pouvoir au sein de l'AKP, l'espace minuscule qui subsistait pour des désaccords au sein du parti va disparaître", ajoute le chercheur.

Cette mesure permettant au président de la République de rejoindre un parti politique a été décriée par l'opposition qui y voit la fin de l'impartialité du président.

Avec AFP
 

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