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Brésil : mince répit pour le président Michel Temer

Seulement quelques centaines de personnes ont manifesté dimanche 21 mai à Rio de Janeiro.
Seulement quelques centaines de personnes ont manifesté dimanche 21 mai à Rio de Janeiro. Yasuyoshi Chiba, AFP

Accusé de corruption, le président brésilien Michel Temer a pu souffler dimanche : la mobilisation attendue dans la rue était faible et un parti allié au Parlement a annulé une réunion où devait être débattu le retrait de la majorité présidentielle.

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C'est une minuscule bouffée d'oxygène pour Michel Temer. En pleine tourmente, le président brésilien, accusé de corruption,semblait dimanche 21 mai avoir obtenu un répit avec l'annulation d'une réunion d'un partenaire-clé du gouvernement, tandis que la mobilisation attendue dans la rue pour exiger sa démission tardait à se concrétiser.

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Partis de gauche, syndicats et organisations de la société civile avaient appelé à manifester dans plusieurs villes pour réclamer la démission de Michel Temer, accusé de corruption, et l'organisation de nouvelles élections. Mais en fin d'après-midi, les manifestants étaient estimés à quelques centaines à Brasilia et Rio, et à un millier à Sao Paulo, sous une pluie battante, un niveau de mobilisation particulièrement faible, accentué par l'annulation d'une autre série de manifestations annoncées par des groupes de centre droit.

Le PSDB reste dans la majorité présidentielle

Le parti social-démocrate, le PSDB, devait lui aussi se réunir dimanche pour décider de son soutien au chef de l'État ou, au contraire, de son retrait, ce qui aurait porté un coup mortel à la coalition présidentielle, après la défection la veille de son autre allié au Parlement, le petit Parti socialiste brésilien (PSB). Mais, cinq heures avant la réunion, un porte-parole du PSDB a annoncé à l'AFP son annulation, remise à une date indéterminée, sans autres explications.

Une décision interprétée comme une mince chance laissée au président brésilien de s'expliquer alors qu'il fait face à une possible procédure de destitution. L'Ordre des avocats du Brésil, qui avait joué un rôle important dans celle de Dilma Roussef, a en effet voté samedi à une écrasante majorité en faveur d'une demande de destitution par le Parlement.

Avant ce rendez-vous dans la rue, Michel Temer, qui joue sa survie politique, est passé à l'offensive samedi en demandant la suspension de l'enquête à son encontre, estimant truqués les enregistrements qui l'accablent.

Avec AFP
 

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