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"Le jour d'aprés", confusion des sentiments à la mode coréenne

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Cannes (AFP)

Après les effets spéciaux de la super-production "Okja", un autre cinéma venu de Corée du Sud est entré lundi à Cannes dans la course à la Palme d'or, avec "Un jour d'après", un conte moral tout en légèreté avec la star de "Mademoiselle", Kim Min-hee.

Dans la ronde sentimentale menée par Hong Sang-soo, le cinéaste des petits riens qui fait irrésistiblement penser au Français Eric Rohmer, un réalisateur qu'il admire, on s'aime, on se quitte, on se trompe, on pleure... Et comme toujours, on boit beaucoup dans "Le jour d'après", tourné en noir et blanc.

Le réalisateur d'"Un jour avec, un jour sans" a travaillé comme à son habitude sans scénario pour cette fable sur le sentiment amoureux qui raconte le premier jour de travail d'Areum (Kim Min-hee) dans une petite maison d'éditions, dont le patron a eu une liaison avec l'employée qu'elle remplace et qu'il n'arrive pas à oublier.

"Je ne sais pas ce que je vais faire au début du tournage. C'est un processus. Je fais des repérages, je parle avec les acteurs. Les acteurs sont très importants. Tout ce que j'espère c'est qu'il y ait quelque chose qui se passe pendant qu'on tourne", a-t-il raconté lors de la conférence de presse qui a suivi la projection du film.

Le résultat est un tricotage de petites scènes avec flashback, digressions philosophiques et jeux de rôle entre les protagonistes. Parfois un peu trop bavards.

Kim Min-hee interprète avec finesse cette jeune fille employée d'un jour, sacrifiée pour le bien-être de son patron, lui même incarné avec toute la veulerie nécessaire par Kwon Hae Hyo ("In another country" du même Hong Sang-soo).

La nouvelle égérie du réalisateur coréen est également au côté d'Isabelle Huppert, dans "La caméra de Claire", tourné en quelques jours lors du Festival 2016 et présenté hors compétition cette année.

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