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Fonction publique: les effectifs au coeur des contacts entre syndicats et ministre

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Paris (AFP)

La suppression de 120.000 postes de fonctionnaires, souhaitée par Emmanuel Macron, a été au coeur mardi des premiers contacts entre les syndicats de la fonction publique et leur ministre, Gérald Darmanin.

Si cette baisse d'effectifs est maintenue, ce sera un "point de rupture" a prévenu la CGT, tandis que pour la CFDT toute "modernisation" de la fonction publique passe "d'abord par une réflexion sur les missions", ont indiqué à l'AFP les deux syndicats à l'issue de leurs rencontres.

Juste avant de débuter, le ministre de l'Action et des comptes publics, également en charge de la fonction publique, avait affirmé sur RTL que cette suppression d'effectifs, sur le quinquennat, serait un engagement "tenu", tout en refusant une approche "comptable".

"Les grandes orientations, nous les contestons, et ce matin nous n'avons pas eu d'éléments qui précisent les choses", a déclaré à l'AFP Jean-Marc Canon, représentant de la CGT fonction publique, qui a débuté la série de rencontres en début de matinée à l'hôtel de Cassini, ancien ministère de la fonction publique.

"La baisse des effectifs, comme (le fait) de scinder la valeur du point d'indice (qui sert à calculer la rémunération des fonctionnaires, NDLR) en fonction des versants de la fonction publique (Etat, hospitalière, territoriale), font partie des actes qui, s'ils sont posés, constitueront un recul majeur et un point de rupture pour la CGT", a-t-il ajouté.

Selon M. Canon, le ministre a par ailleurs indiqué qu'il n'y aurait "vraisemblablement pas de hausse de la valeur du point d'indice en 2017", ni rendez-vous salarial annuel.

Ce rendez-vous, acté par l'ancien gouvernement, pourrait cependant se tenir avant la fin de l'année, selon Mylène Jacquot de la CFDT, "mais sans engagement sur le résultat".

"On a dit nos attentes, on jugera aux actes", a-t-elle déclaré, en saluant un ministre "plutôt à l'écoute", qui dit "vouloir réfléchir à la question des missions et de la modernisation".

Cependant, a-t-elle prévenu, "nous n'irons pas autour d'une table pour discuter de comment on supprime 120.000 fonctionnaires".

Pour Mme Jacquot, "si discussion il y a, elle doit être centrée sur les missions et la qualité du service public. Une modernisation aura des conséquences sur l'organisation du travail, les contenus, la formation. Cela passe d'abord par une réflexion sur les missions".

"S'adapter aux attentes des usagers avec des services publics plus accessibles partout, grâce au numérique notamment, nécessite des accompagnements pour les agents", a-t-elle ajouté.

Selon cette responsable syndicale, le ministre a également "convenu d'engager les travaux d'un agenda social avec l'ensemble des organisations syndicales".

M. Darmanin devait recevoir FO et la FSU dans l'après-midi.

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