Accéder au contenu principal

Turquie : RSF inquiète sur le sort du journaliste Mathias Depardon, en grève de la faim

La Turquie occupe la 155e place sur 180 au classement mondial 2017 de la liberté de la presse de RSF.
La Turquie occupe la 155e place sur 180 au classement mondial 2017 de la liberté de la presse de RSF. Capture d'écran du site Reporters sans frontières

Le photojournaliste français Mathias Depardon, arrêté le 8 mai dans le sud-est de la Turquie, a entamé une grève de la faim pour faire aboutir sa demande de remise en liberté. RSF se dit "inquiète" à son sujet.

PUBLICITÉ

L’inquiétude monte au sein de Reporters sans frontières (RSF). Les membres de l’organisation se disent extrêmement inquiets vis-à-vis du photographe français Mathias Depardon, qui a entamé une grève de la faim après deux semaines de détention en Turquie. L'association de défense des journalistes appelle de nouveau à sa libération immédiate.

Mathias Depardon, 37 ans, installé depuis plusieurs années dans le pays, réalisait un reportage sur le Tigre et l’Euphrate pour le magazine National Geographic à Hasankeyf, dans la province de Batman (sud-est), lorsqu’il a été interpellé.

"Nous appelons le nouveau gouvernement français"

Malgré un ordre d’expulsion prononcé le 11 mai, il est toujours confiné dans un centre de rétention à Gaziantep, non loin de la frontière syrienne. RSF a appris de son avocate, Emine Şeker, que le journaliste était en grève de la faim depuis le 21 mai.

"L’inacceptable calvaire de Mathias Depardon n’a que trop duré ! Les autorités turques sont responsables de sa sécurité, elles doivent mettre un terme immédiatement à cette situation kafkaïenne, déclare Johann Bihr, responsable du bureau Europe de l’Est et Asie centrale de RSF. Nous appelons le nouveau gouvernement français à intervenir fermement pour protéger le photographe et assurer sa remise en liberté."

À lire sur France 24 >>> Mathias Depardon détenu en Turquie : "C’est au nouveau gouvernement français de jouer"

RSF, deux autres organisations de défense de la liberté de la presse et 19 rédactions ont envoyé le 19 mai une lettre ouverte au ministre turc de l'Intérieur, Süleyman Soylu, appelant à la libération immédiate de Mathias Depardon.

La liberté de la presse menacée

Les conditions de travail se sont dégradées ces derniers mois pour les journalistes étrangers en Turquie, selon des défenseurs de la liberté de la presse, qui font état d'arrestations, d'expulsions et de difficultés administratives. En novembre, c'est Olivier Bertrand, un journaliste français travaillant pour Les Jours, qui a été arrêté pendant un reportage dans la province de Gaziantep, frontalière de la Syrie, avant d'être expulsé vers la France.

>> À voir : "Référendum en Turquie : Erdogan tout-puissant ?"

En avril, un journaliste italien, Gabriele Del Grande, a été arrêté en Turquie pendant qu'il faisait un reportage sur les réfugiés à la frontière syrienne. Après deux semaines de détention, il a été expulsé. Le journaliste germano-turc Deniz Yücel, correspondant de Die Welt, est lui détenu depuis fin février et accusé de "propagande pour une organisation terroriste" et "incitation à la sédition".

La Turquie occupe la 155e place sur 180 au classement mondial 2017 de la liberté de la presse, établi par RSF.

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.