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Trump, Erdogan, Juncker : Macron fait son entrée sur la scène internationale

Donald Trump et Emmanuel Macron se sont serré la main avant un déjeuner de travail à l'ambassade américaine de Bruxelles, jeudi 25 mai 2017.
Donald Trump et Emmanuel Macron se sont serré la main avant un déjeuner de travail à l'ambassade américaine de Bruxelles, jeudi 25 mai 2017. Mandel Ngan, AFP

Emmanuel Macron a entamé, jeudi midi à Bruxelles, une longue séquence diplomatique au cours de laquelle il a rencontré Donald Trump. Il s'est ensuite rendu au sommet de l'Otan, où il s'est entretenu avec Recep Tayyip Erdogan.

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Un emploi du temps bien rempli pour Emmanuel Macron. Le nouveau président français a entamé, jeudi 25 mai, à Bruxelles, une séquence diplomatique de trois jours, au cours de laquelle il aura rencontré Jean-Claude Juncker, Donald Trump, Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine. L'occasion pour le chef de l'État d'asseoir sa stature internationale et de tenter d'imprimer sa marque face aux États-Unis et à la Russie.

Première étape : l'ambassade américaine à Bruxelles, où Donald Trump a accueilli le nouveau président français, en marge du sommet de l'Otan, pour un déjeuner de travail. Au menu : l'Otan et le sommet du G7 qui s'ouvrira jeudi en Italie, les crises régionales (Syrie, Ukraine, Corée du Nord...), l'économie et le respect, toujours incertain, par la nouvelle administration américaine, de l'accord de Paris sur le climat. "Ce fut pour moi un très bon entretien, pragmatique et chaleureux", a ensuite commenté le nouveau résident de l'Élysée.

Concernant l'accord de Paris sur le climat, Emmanuel Macron a demandé à son homologue américain de ne pas agir à la hâte. "Je respecte le fait qu'il a mis sous revue les accords de Paris", a-t-il dit en se référant à Donald Trump, mais "mon souhait, c'est qu'il n'y ait aucune décision précipitée sur ce sujet de la part des États-Unis d'Amérique".

"Je lui ai rappelé l'importance de cet accord pour nous, l'importance de ces engagements pour la communauté internationale", a expliqué le président français lors d'une conférence de presse. "Notre responsabilité collective, c'est de maintenir le caractère mondial de cet engagement qui fut une première."

La France "fidèle à ses alliances"

Emmanuel Macron s'est également entretenu avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan, en marge de la réunion de l'Alliance atlantique. Le président français a évoqué le cas du journaliste français Mathias Depardon, détenu en Turquie depuis le 8 mai, et l'homme fort d'Ankara a promis d'examiner "rapidement la situation" du photographe, a indiqué l'Élysée.

Au mini-sommet de l'Otan jeudi après-midi, le chef de l'État devrait réaffirmer sa ligne "gaullo-mitterrandienne" qui passe selon lui par une France indépendante mais "fidèle à ses alliances".

La France devrait notamment donner son accord, avec l'Allemagne, à un rôle accru de l'Otan dans la lutte contre le groupe État islamique en Irak et en Syrie, comme le souhaitait Washington, selon quatre diplomates européens.

Emmanuel Macron s'envolera ensuite pour Taormina, en Sicile, où il assistera vendredi et samedi au G7. Prévus de longue date, ces deux sommets font figure de test pour l'ancien ministre de l'Économie, encore inconnu à l'international il y a quelques mois et qui reste relativement novice en matière de politique étrangère, à l'exception de l'Europe dont il a fait l'une des priorités de son quinquennat.

Un déficit que le chef d'État s'est efforcé de combler depuis son investiture le 14 mai dernier en multipliant les rencontres bilatérales, par exemple avec Angela Merkel, et les entretiens téléphoniques, notamment avec Vladimir Poutine.

Première rencontre avec Poutine

De retour à Paris, Emmanuel Macron recevra lundi Vladimir Poutine à Versailles à l'occasion de l'inauguration d'une exposition sur Pierre le Grand, marquant 300 ans de relations diplomatiques entre les deux pays.

>> À lire sur France 24 : Emmanuel Macron recevra Vladimir Poutine au château de Versailles

Des relations mises à mal ces dernières années par le conflit en Syrie – où Moscou soutient Bachar al-Assad dont Paris souhaite le départ – et la guerre en Ukraine, où les séparatistes pro-russes bénéficient de l'appui du Kremlin. "Ce sera l'occasion, dans cette séquence internationale, de travailler ensemble sur un certain nombre de questions qui pourront être abordées rapidement par les deux présidents", souligne-t-on à l'Élysée.

Avec AFP

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