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Syrie : des frappes de la coalition tuent 35 civils, selon l’OSDH

Un soldat syrien près d'un bâtiment flanqué d'un graffiti de l'EI à Deir Hafer, près d'Alep, le 30 mars 2017. (Image d'illustration)
Un soldat syrien près d'un bâtiment flanqué d'un graffiti de l'EI à Deir Hafer, près d'Alep, le 30 mars 2017. (Image d'illustration) George Ourfalian, AFP

La coalition menée par les États-Unis a mené des raids, jeudi dans l’est de la Syrie, faisant 35 morts dont 26 parents de combattants de l’EI, rapporte l’OSDH. Le Pentagone a par ailleurs reconnu la mort de 105 civils à Mossoul en mars.

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Des frappes aériennes de la coalition dirigée par les États-Unis ont fait au moins 35 morts parmi les civils, jeudi 25 mai dans une ville de l'est de la Syrie aux mains du groupe État islamique, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Parmi les personnes tuées figurent au moins 26 parents de combattants de l'EI, des Syriens mais aussi des Marocains, a précisé à l'AFP le chef de l'OSDH, Rami Abdel Rahman. "Les neuf autres sont des civils syriens, dont cinq sont des enfants", a-t-il précisé. Selon l'ONG, les frappes ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, une ville de la province syrienne de Deir Ezzor. Le Pentagone s'est refusé à tout commentaire.

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En deux jours de frappes sur cette ville, 50 personnes ont au total été tuées, toujours selon l’OSDH. L’ONG basée en Grande-Bretagne a fait état cette semaine du mois le plus meurtrier depuis le début, le 23 septembre 2014, des frappes de la coalition conduite par les Américains. Entre le 23 avril et le 23 mai, 225 civils ont ainsi été tués en Syrie, selon l'OSDH.

Plus de civils tués depuis que Trump est au pouvoir ?

Jeudi, le Pentagone a d'ailleurs rendu publique une enquête d'après laquelle 105 civils sont morts en mars dans l'attaque d'une cache d'armes de l'organisation jihadiste EI à Mossoul, dans le nord de l'Irak.

L'armée américaine avait reconnu auparavant la mort accidentelle de 352 civils tués par la coalition en Irak et en Syrie depuis 2014. Mais de nombreux cas font encore l'objet d'investigations et le bilan réel est certainement plus lourd.

Airwars, un collectif de journalistes basé à Londres, estime pour sa part que le nombre de victimes civiles de la coalition anti-jihadiste menée par les États-Unis a fortement augmenté depuis que Donald Trump est devenu le chef des armées américaines, avec un record de 366 victimes au mois d'avril, ce que le Pentagone a démenti.

Avec AFP

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