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Macron propose à Poutine un groupe de travail conjoint sur la Syrie

Vladimir Poutine est le premier chef d'État étranger reçu par Emmanuel Macron.
Vladimir Poutine est le premier chef d'État étranger reçu par Emmanuel Macron. Stéphane de Sakutin, pool, AFP

Lors d'une conférence de presse commune lundi à Versailles, Emmanuel Macron et Vladimir Poutine ont affirmé vouloir "renforcer la coopération" entre les deux pays. Les deux chefs d'État ont fixé un calendrier dans les dossiers syrien et ukrainien.

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Le premier échange entre les deux chefs d'État a été "extrêment franc, direct", selon les mots d'Emmanuel Macron. Lors d'une conférence de presse commune au château de Versailles, lundi 29 mai, le président français a affirmé avoir "partagé des désaccords" avec son homologue russe Vladimir Poutine, mais "nous devons construire une action commune" afin "d'avancer sur les questions telles que la Syrie", a-t-il ajouté.

"Notre priorité absolue est l'éradication de groupes terroristes, telles que Daech [l'organisation État islamique]", a déclaré le président français. Pour cela, Emmanuel Macron a proposé la mise en place d'un groupe de travail conjoint sur la Syrie. "Je souhaite échanger des informations pour être plus efficace sur le terrain. Je souhaite éviter la dégradation de l'État syrien", a-t-il énuméré, avant d'ajouter deux conditions préalable pour "avancer ensemble" : l'absence de recours aux armes chimiques et l'établissement d'un accès humanitaire.

"J'ai indiqué qu'une ligne rouge très claire existe de notre côté : l'utilisation d'une arme chimique par qui que ce soit", qui ferait "l'objet de représailles et d'une riposte immédiate de la part des Français", a déclaré le président français. Le nom du président syrien, Bachar Al-Assad, n'a jamais été évoqué au cours de la conférence de presse. 

"Il pourrait y avoir de fructueux échanges sur la lutte antiterroriste"

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Un nouveau sommet sur l'Ukraine

Autre terrain abordé : l'Ukraine. Vladimir Poutine et Emmanuel Macron sont convenus de la nécessité d'un nouveau sommet "dans les meilleurs délais", avec Berlin et Kiev, sur la mise en œuvre des accords de Minsk de 2015, en vue d'une "désescalade" en Ukraine, a précisé le président français.

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Les deux dirigeants sont également tombés d'accord sur la création d'"un forum franco-russe des sociétés civiles" afin d'approfondir le dialogue entre les deux pays et "surmonter les éventuelles incompréhensions".

Les LGBT en Tchétchénie : "La vérité complète"

La question de la répression des homosexuels en Tchétchénie a également été abordée lors de la rencontre. Vladimir Poutine s'est engagé à ce que "des mesures" pour faire la "vérité complète" sur les accusations soient prises. "Le président Poutine m'a (...) indiqué avoir pris plusieurs initiatives sur le sujet", a indiqué le président français, affirmant qu'il serait "constamment vigilant" sur ce dossier.

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Cette conférence de presse s'est tenue après un tête-à-tête entre les deux hommes afin que les deux pays renouent le dialogue après cinq années de crispations diplomatiques. Si Emmanuel Macron a tenu à rappeler que "le dialogue n'avait jamais cessé", Vladimir Poutine, invité pour l'inauguration d'une exposition marquant les 300 ans des relations franco-russes, a préféré insister sur les relations économiques bilatérales qu'il juge "très dynamiques". "Aucune des entreprises françaises en Russie n’a quitté le marché russe", a-t-il souligné. La France reste le premier investisseur étranger en Russie avec 2 milliards de dollars en 2016. 

Par ailleurs, interrogé par la presse sur les présumées ingérences russes dans la campagne présidentielle, Emmanuel Macron a dit "ne pas vouloir revenir sur ce sujet". "J'ai dit les choses une fois et je n'ai pas l'habitude d'y revenir", a-t-il tranché.

En revanche, Il est revenu sur l'exclusion des journalistes de Russia Today et Sputnik lors de sa campagne électorale, accusant ces deux médias russes d'être des "agents d'influence". "Quand des organes de presse répandent des contre-vérités infamantes, ce ne sont plus des journalistes, ce sont des organes d'influence", a déclaré le président français, insistant : "Russia Today et Sputnik ont été des organes d'influence durant cette campagne qui, à plusieurs reprises, ont produit des contre-vérités".

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