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Affaire Karachi : l'ancien Premier ministre Édouard Balladur mis en examen

Édouard Balladur à l'inauguration du square Maurice Druon, à Paris, le 17 janvier 2014.
Édouard Balladur à l'inauguration du square Maurice Druon, à Paris, le 17 janvier 2014. Kenzo Tribouillard, AFP (archives)

Le Canard enchaîné a révélé mardi la mise en examen d'Édouard Balladur dans le cadre de l'affaire Karachi. L'ancien Premier ministre est soupçonné d'avoir financé sa campagne présidentielle de 1995 avec des rétrocommissions illégales.

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Quinze ans après, l’affaire Karachi refait surface. Édouard Balladur a été mis en examen lundi 29 mai par la commission d'instruction de la Cour de justice de la République dans le volet ministériel de l'affaire Karachi, a-t-on appris mardi de source judiciaire, confirmant une information du Canard enchaîné.

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Ce volet de l'affaire Karachi concerne le financement de la campagne présidentielle de l'ancien Premier ministre en 1995. Édouard Balladur, 88 ans, a notamment été mis en examen pour complicité d'abus de biens sociaux et recel, précise-t-on de même source.

Des rétrocommissions illégales

Les magistrats ont acquis la conviction que la campagne d'Édouard Balladur, devancé par Jacques Chirac, l'autre candidat de la droite en 1995, a été financée par des rétrocommissions illégales sur des contrats de sous-marins vendus au Pakistan et de frégates destinées à l'Arabie saoudite.

>> À voir sur France 24 : Les suites de l'affaire Karachi

Au terme de leur enquête sur le volet financier de l'affaire Karachi, les juges d'instruction avaient décidé en juin 2014 de renvoyer six protagonistes présumés en correctionnelle : Renaud Donnedieu de Vabres, conseiller spécial au cabinet de François Léotard, ministre de la Défense d'Édouard Balladur entre 1993 et 1995, deux proches d'Édouard Balladur, Nicolas Bazire, qui fut son directeur de cabinet, et Thierry Gaubert, Dominique Castellan, ancien PDG de la Direction des constructions navales, l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine et un autre intermédiaire en armement.

Avec AFP et Reuters

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