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Assistants parlementaires : visée par une enquête, Marielle de Sarnez porte plainte

Marielle de Sarnez, invitée de Mardi politique sur France 24, le 18 avril 2017.
Marielle de Sarnez, invitée de Mardi politique sur France 24, le 18 avril 2017. Capture d'écran France 24

La ministre des Affaires européennes Marielle de Sarnez (MoDem) a porté plainte mardi pour "dénonciation calomnieuse" contre une eurodéputée Front national qui l'accuse d'avoir eu recours à des emplois fictifs visant des assistants d'eurodéputés.

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Après le ministre de la Cohésion des Territoires, Richard Ferrand, c'est au tour de Marielle de Sarnez d'être inquiétée par la justice. La ministre des Affaires européennes et une vingtaine d'élus de tous bords sont visés par une enquête ouverte après des accusations émises par le Front national sur d'éventuels emplois fictifs d'assistants au Parlement européen, a affirmé mardi 30 mai une source proche du dossier, confirmant une information du Parisien.

>> À lire sur France 24 : Le Canard enchaîné met Richard Ferrand en cause dans une affaire d'"arrangement familial"

La vice-présidente du MoDem, proche du ministre de la Justice François Bayrou, a immédiatement démenti dans un communiqué toute irrégularité dans l'emploi d'une assistante payée par le Parlement européen. L’intéresée a porté plainte pour "dénonciation calomnieuse" contre Sophie Montel, l'eurodéputée du FN à l'origine de ces accusations.

Des élus de tous bords

Comme dans l'enquête qui vise déjà des eurodéputés FN, il y a un long travail d'analyse à effectuer et les auditions n'ont pas encore débuté, a ajouté la source proche du dossier.

Parmi les élus visés apparaissent Édouard Martin, Emmanuel Maurel, Christine Revault d'Allonnes Bonnefoy et Jean-Louis Cottigny, dans les rangs du Parti socialiste. Côté LR, Michèle Alliot-Marie, Angélique Delahaye, Brice Hortefeux, Marc Joulaud, Tokia Saïfi, Jérôme Lavrilleux (ex-LR) et Constance Le Grip sont évoqués. À l'UDI, apparaissent Jean Arthuis (devenu En Marche) et Dominique Riquet. Avec Marielle de Sarnez pour le MoDem, Robert Rochefort est également cité. Yannick Jadot et Michèle Rivasi, élus EELV, figurent également dans la liste, tout comme Patrick Le Hyaric du Front de Gauche et Virginie Rozière du PRG.

Le FN contre-attaque

Cette contre-attaque du FN était intervenue alors que le parti d'extrême droite et sa présidente, Marine Le Pen, sont eux-mêmes soupçonnés d'avoir eu recours à des emplois fictifs d'assistants au Parlement de Strasbourg.

Marine Le Pen a été convoquée par les juges d'instruction en vue d'une possible mise en examen, mais elle a invoqué son immunité parlementaire pour refuser de répondre à la justice avant la fin des campagnes présidentielle et législative.

Avec AFP

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