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Dans la presse

"Faites ce que je dis, pas ce que je fais"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, mercredi 31 mai, l’accumulation des révélations sur le mélange des genres pratiqué par le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand, la majorité absolue à l’assemblée à portée de main pour le mouvement En Marche !. Des bonnes et des mauvaises nouvelles sur le front économique. Et un entretien exclusif avec Vladimir Poutine.

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A la Une de la presse française, ce matin, l’accumulation des révélations sur le ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand, accusé de mélange des genres, entre affaires publiques et intérêts privés.
 
Si la justice semble considérer, du moins pour le moment, que les faits qui lui sont imputés n’ont rien de répréhensible, et même si le Premier ministre, Edouard Philippe, lui a encore renouvelé sa «confiance», hier soir, les révélations quasi-quotidiennes sur les pratiques de Richard Ferrand n’en finissent pas de nourrir la polémique. Dernière en date, la publication, ce matin, par le Canard enchaîné, du compromis de vente de l’immeuble acheté par son ancienne compagne - une vente à laquelle il avait assuré n’être en rien mêlé, sauf que son nom apparaît très clairement, en tant que futur acquéreur, sur le document que s’est procuré le Canard. «Un compromis compromettant», selon le journal, qui rappelle qu’à l’époque, le directeur général des Mutuelles de Bretagne, était déjà conseiller général et régional.
 
L’accumulation des révélations oblige le gouvernement à «une opération de déminage» jugée «de plus en plus compliquée» par le Parisien, qui s’interroge sur «l’encombrant monsieur Ferrand» -  ce pilier de la macronie accusé, désormais, de «mettre en difficulté le président de la République».
Faut-il sauver le soldat Ferrand «coûte que coûte»?, doute le Parisien, qui évoque le risque, pour Emmanuel Macron, de voir son projet de moralisation de la vie politique, «grippé» dès les premières heures. «Faites ce que je dis, pas ce que je fais» - voilà ce qui serait, en réalité, reproché au ministre, selon Libération. «Quand on donne des leçons, il ne faut pas se mettre en position d’en recevoir», écrit le journal, en rappelant que le mouvement En marche, dont Richard Ferrand est une cheville ouvrière, «a bâti sa campagne sur le renouveau de la vie politique, sur la rupture avec les anciennes pratiques, sur le rejet des arrangements douteux qui émaillent trop souvent la vie politique» - or «voilà que les enquêtes de presse révèlent une combine très vintage, qui contredit, selon toute probabilité, les principes par ailleurs proclamés avec tant de hauteur».
«Sur la belle photo livrée par l’Elysée, préviennent les Echos, il y a désormais une tache. Or si les Français ont le sentiment que la vieille politique a commencé, sans attendre, à se faufiler dans l’ère Macron, elle aura bien du mal à rester petite». Le Figaro, lui, évoque «un casse-tête mal venu pour le gouvernement», «une affaire embarrassante pour lui parce qu’elle vient au minimum télescoper la présentation de la loi sur la moralisation politique».
 
Ce projet de loi doit être présenté entre les deux tours des législatives, par le ministre de la Justice, François Bayrou. Dans le dessin de Kak, pour l’Opinion, on le retrouve en train d’expliquer à Emmanuel Macron qu’il «travaille encore sur les réglages». Dans la tourmente, Richard Ferrand, mais aussi sa collègue des Affaires européennes, Marielle de Sarnez, mise en cause, quant à elle, par une eurodéputée Front national, qui l’accuse ainsi que 18 autres députés européens d’avoir, eux aussi, employé fictivement, des assistants au parlement de Strasbourg. Des accusations réfutées par la ministre, qu’on retrouve de nouveau en compagnie de Richard Ferrand, à la Une 20 minutes: «Exemplarité, c’est pas gagné».
 
Ces mises en cause ne semblent toutefois pas coûter à la République en marche son avance dans les sondages. D’après une enquête du Figaro, le mouvement présidentiel obtiendrait la majorité absolue lors des législatives de juin, entre 320 et 350 députés, contre 140 à155 sièges pour la droite. Le parti socialiste serait réduit à peau de chagrin, avec moins de 50 députés.
 
Un bonheur n’arrivant jamais seul, les Echos annoncent une confirmation de «l’embellie» économique pour le premier trimestre, une croissance consolidée et un moral des ménages au plus haut depuis 10 ans. Autrement dit, «le quinquennat d’Emmanuel Macron s’ouvre sur une nette éclaircie conjoncturelle», selon le journal, qui fait aussi état du deuxième rapport de l’Observatoire sur les inégalités.
Ce document montre toutefois un «dérapage mal contrôlé des inégalités», d’après l’Humanité, qui s’alarme de voir se creuser encore davantage les inégalités entre les Français les plus riches et les Français les plus pauvres. Le journal fait notamment état de près de 2 millions de personnes qui travaillent mais qui vivent sous le seuil de pauvreté. Des Français dont les difficultés sont toutefois atténuées par le modèle social hexagonal, selon le Monde, qui rappelle la façon dont ce dernier a «amorti le choc» de la crise, ces dernières années.
 
Enfin, voici un passage de l’interview exclusive accordée par Vladimir Poutine au Figaro : «Arrêtez d’inventer des menaces russes imaginaires!», «sur la Russie, vous vous effrayez vous-mêmes», a assuré le patron du Kremlin, en marge de sa visite à Versailles, lundi. Un long entretien où il revient aussi, bien sûr, sur ce que lui inspire Emmanuel Macron - et dont on reparlera un peu plus longuement dans la revue de presse internationale.
 
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