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Décret anti-migrants : Donald Trump saisit la Cour suprême américaine

© Jason Redmond, AFP | Des manifestants contre le décret migratoire de Donald Trump à Seattle, le 15 mai 2017.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 02/06/2017

Comme prévu, Donald Trump a demandé jeudi soir à la Cour suprême de rétablir son décret migratoire controversé, interdisant l'entrée aux États-Unis des ressortissants de six pays musulmans.

La saga continue pour le "muslim ban" de Donald Trump. L'administration du président américain a saisi la Cour suprême jeudi 1er juin dans la soirée, afin que celle-ci rétablisse son décret anti-migratoire, suspendu en appel fin mai par la cour d'appel de Virginie.

Ce décret, réécrit par l'administration Trump après avoir été une première fois suspendu par la justice américaine, visait à interdire l'arrivée sur le sol américain aux réfugiés du monde entier ainsi qu'aux ressortissants de six pays majoritairement musulmans, Iran, Libye, Somalie, Syrie, Soudan et Yémen.

"Protéger notre peuple du terrorisme"

"Nous avons demandé à la Cour suprême de se saisir de ce cas important et nous sommes confiants dans le fait que le décret du président Trump est bien dans le cadre de ses attributions afin de garder le pays en sécurité et de protéger notre peuple du terrorisme", a expliqué la porte-parole du ministère de la Justice, Sarah Isgur Flores.

"Le président ne peut se voir imposer d'accueillir des personnes venant de pays qui encouragent ou hébergent le terrorisme, et ce, jusqu'à ce qu'il soit certain que ces personnes sont correctement passées au crible et ne représentent plus un risque pour la sécurité des États-Unis", a-t-elle précisé.

La cour d'appel de Virginie s'était déclarée "non convaincue" la semaine passée que cette liste de six pays "avait plus à voir avec une volonté d'assurer la sécurité nationale que de mettre en œuvre une interdiction de toute immigration musulmane promise [durant la campagne présidentielle par Donald Trump]".

"Les enjeux sont clairement élevés : la cour d'appel a conclu que le président avait agi de mauvaise foi, sur la base d'une volonté anti-religieuse, alors qu'en fait, après avoir consulté trois membres de son cabinet, il a seulement suspendu brièvement l'entrée des ressortissants de six pays présentant des risques élevés de terrorisme", poursuit le gouvernement américain dans son appel à la Cour suprême.

Avec AFP

Première publication : 02/06/2017

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