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Dans la presse

"Le Qatar, mis au ban des pays du Golfe"

France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, lundi 5 juin, les réactions au nouvel attentat qui a ciblé le cœur de Londres, samedi soir. Et la rupture des relations diplomatiques entre l’Arabie saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis, le Bahreïn, d’une part, et le Qatar d’autre part.

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On commence cette revue de presse internationale au Royaume-Uni, où  un nouvel attentat, samedi soir, au cœur de Londres, a fait au moins 7 morts. L’attaque a été revendiquée par le groupe Etat islamique.
 
7 morts, 21 personnes dans un état critique, et Theresa May qui déclare que «ça suffit» : «Enough is enough», titre The Guardian, qui rapporte qu’une douzaine de personnes ont été arrêtées dans les heures qui ont suivi l’attaque. Les enquêteurs cherchent à savoir si les trois auteurs présumés de l'attaque ont pu bénéficier, ou non, de l’appui d’un réseau terroriste. Selon le journal, l’un des terroristes présumés aurait été décrit par l’un de ses voisins comme un père de famille, parent de deux jeunes enfants, habitué de deux mosquées locales, dans l’est de Londres. Une femme aurait déclaré avoir signalé un autre attaquant présumé à la police il y a deux ans, après l’avoir surpris en train de prêcher auprès de ses enfants. Selon The Times, l’individu en question, âgé d’une vingtaine d’années, serait un extrémiste né au Pakistan, et qui aurait grandi au Royaume-Uni.
 
Alors que la police poursuit son enquête, les Britanniques présentent un front uni, défiant les terroristes, selon The Scotsman, qui montre une jeune femme témoignant de sa solidarité aux habitants de Londres, mais aussi de Manchester – et au-delà, aux victimes du terrorisme dans le monde entier. Manchester, attaquée il y a douze jours, et où 50 000 personnes ont assisté au concert d’hommage aux victimes, dimanche, selon The Daily Star, qui salue aussi tous les «héros» : tous ceux qui ont tenté soit de protéger, soit de secourir, les Londoniens pris pour cible samedi soir.
 
Face à cette nouvelle attaque, Theresa May a donc durci le ton et déclaré qu’il y avait «bien trop de tolérance envers l’extrémisme» en Grande-Bretagne. Les déclarations martiales de la Première ministre britannique peinent toutefois à convaincre The Guardian. «Mme May veut nous faire croire que nous sommes confrontés à une menace venue d’une idéologie qui aurait simplement muté en une forme de terreur, plutôt qu’elle n’aurait épousé la violence. Mais confondre l’extrémisme avec le terrorisme risque de nous diviser en tant que peuple, alors que nous devons rester unis», prévient le journal, qui juge nécessaire de rappeler qu’il existe un «extrémisme non violent».
De son côté, Donald Trump s'est de nouveau fendu d’un Tweet diversement apprécié – pas apprécié du tout, en tout cas, du Daily Beast, qui rapporte que le président américain, après avoir d’abord réagi à l’attaque de samedi soir en évoquant d’abord la nécessité d'adopter son très controversé décret migratoire, avant même d'apporter son soutien à Londres, s'en est pris ensuite à son maire, Sadiq Khan. Il l'accuse de ne pas prendre au sérieux la menace terroriste : «Au moins 7 morts et 48 blessés dans un attentat terroriste et le maire de Londres dit qu'il n'y a pas de raison d'être alarmés!», s'est exclamé Trump, en demandant à ce que les Occidentaux cessent d'être «politiquement corrects» et se mettent «au travail sur la sécurité». Une «tirade» contre le maire de Londres que le site américain attribue au fait que Sadiq Khan soit musulman : «Creusez un peu plus, et vous trouverez non seulement l’accusation infondée d’un manque de détermination à lutter contre le terrorisme, mais aussi une accusation voilée sur son manque supposé de loyauté». «Les propos de Trump, cingle The Daily Beast, c’est une xénophobie nourrie par la peur, dissimulée sous un faux discours de fermeté et de franchise».
 
Donald Trump qui n’a pas encore réagi, en revanche, à la décision de l'Arabie saoudite, l'Égypte, les Émirats arabes unis et Bahreïn, de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusé de soutenir le terrorisme. Pour le moment, seul le secrétaire d'État américain Rex Tillerson a appelé les pays du Golfe à tenter de régler leurs divergences et à rester unis. Annoncée cette nuit, la mise au ban du Qatar est présentée par le magazine français Le Point comme «un coup de tonnerre diplomatique au Moyen-Orient», qui se traduit également par l’exclusion de l'émirat de la coalition arabe qui intervient au Yémen, et par la fermeture des frontières terrestres, maritimes et de la circulation aérienne entre l’Arabie saoudite et son voisin du Golfe. Ce «séisme» intervient 15 jours après la visite à Riyad de Donald Trump, qui avait, à cette occasion, demandé aux pays musulmans d'agir de manière décisive contre l'extrémisme religieux et à la communauté internationale «d'isoler» l'Iran. Une position que ne défendrait pas suffisamment le Qatar, qui s'est plaint, pour sa part, d'être victime d'une campagne hostile, notamment aux États-Unis, de la part du grand rival saoudien. La dernière crise ouverte dans le Golfe, rappelle Le Point, remonte à 2014 lorsque trois pays du Conseil de coopération du Golfe, l’Arabie, Bahreïn et Émirats avaient rappelé leur ambassadeur à Doha pour protester contre le soutien présumé du Qatar aux Frères musulmans. Face, notamment, aux salafistes et aux wahhabites soutenus, eux, par l’Arabie saoudite.
 
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