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Top 14 : Clermont sacré champion de France après sa victoire sur Toulon

Les Clermontois ont effacé plusieurs années d'échecs en finale.
Les Clermontois ont effacé plusieurs années d'échecs en finale. Christophe Simon, AFP

Les Auvergnats ont remporté, dimanche, le deuxième titre de champion de France de leur histoire après être venus à bout des Varois (22-16). Pour Toulon, une page se tourne.

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Après plusieurs désillusions ces dernières années, Clermont a remporté, dimanche 4 juin, son second titre majeur, un nouveau Bouclier de Brennus, après avoir battu en finale Toulon (22-16), au Stade de France.

"Je m'y étais préparé car j'y crois dur comme fer, et pourtant je suis incapable de décrire combien on est heureux. C'est un truc de malade", a déclaré le talonneur de Clermont, Benjamin Kayser.

La place de Jaude pourra fêter le retour des héritiers du Bouclier de Brennus de 2010, qui ont effacé plusieurs années d'échecs en finale : onze en championnat de France, le dernier en 2015 (6-12 face au Stade Français), et trois en Coupe d'Europe, dont il y a trois semaines face aux Saracens (17-28).

Les Varois, quant à eux, restent bloqués à quatre titres de champion (1931, 1987, 1992, 2014) et viennent de perdre leur quatrième finale de Top 14 depuis leur remontée dans l'élite en 2008 (après 2012, 2013 et donc 2016). "C'est dur pour le club, mais il va falloir se relever parce que Toulon n'est pas habitué à ne pas soulever de trophées pendant deux ans d'affilée. C'est difficile à vivre", a déclaré le talonneur du RCT Guilhem Guirado.

Une page de leur histoire se tourne, avec les départs d'anciens comme Matt Giteau, Drew Mitchell ou Juanne Smith, et sans doute Juan Manuel Fernandez Lobbe. Ces historiques, de quasiment toutes les récentes conquêtes varoises, n'auront donc pas réussi leur mission de partir sur un ultime trophée.

Après le jeu, la défense

Toulon partait peut-être de trop loin, même s'il a été tout proche dimanche de renverser l'ASM comme Castres en barrages (26-22) et La Rochelle en demi-finale (18-15). Il s'est ainsi retrouvé mené 13 à 0 avant même la fin du premier quart d'heure, à la suite de deux pénalités de Morgan Parra (5 et 13) et surtout d'un splendide essai d'Alivereti Raka (10).

Un essai de 80 mètres qui a récompensé l'entame pleine de tonus de Clermont et son style flamboyant déployé tout au long de la saison. Pourtant, après ce premier quart d'heure de feu, l’ASM a laissé le RCT mettre la main sur le ballon dans son style frontal.

Clermont a surtout payé cher l'indiscipline de son numéro 8 Fritze Lee, qui après avoir permis au RCT d'ouvrir la marque par une faute (pénalité de Belleau, 31), a laissé ses partenaires à quatorze sur le terrain en plaquant haut James O'Connor (35). Résultat : deux minutes plus tard, Tuisova replaçait, d'un essai en coin et en force, son équipe franchement dans le match (13-10).

Et si Belleau, héros de la demi-finale, a ajouté trois nouveaux points au retour des vestiaires (43, 16-13), il a ensuite manqué deux pénalités (57 et 59) lors d'un gros temps fort du RCT. Elles coûtent cher, comme cet en avant de Marcel van der Merwe proche de la ligne (52), cette pénaltouche perdue (58) ou ce ballon gratté dans les 22 mètres des Clermontois (66). Ces derniers ont donc montré une autre facette en seconde période, passée essentiellement à subir sans plier les assauts varois.

Avec AFP

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